Visite d'état du président du Mexique du 13 au 16 juillet 2015 en France

Visite d'état du président du Mexique

A l’invitation du Président de la république, M. Enrique Pena Nieto, Président des Etats- Unis du Mexique, effectue une visite d’état en France du 13 au 16 juillet 2015. Le chef de l’Etat français l’avait reçu, une première fois, le 17 octobre 2012, alors qu’il venait d’être élu mais n’avait pas encore pris ses fonctions. Le Président de la république avait effectué, à l’invitation de son homologue mexicain, une visite d’état à Mexico les 10 et 11 avril 2014.

La participation du chef de l'état du Mexique en tant qu’invité d’honneur au défilé du 14 juillet 2015 sera un symbole fort l’amitié franco-mexicaine. Des cadets de l’armée et de la nouvelle gendarmerie mexicaine défileront également avec les troupes françaises.

Les deux chefs d’état se rendront à Marseille le 15 juillet 2015. Ils y rendront hommage à la mémoire de Gilberto Bosques, le "Schindler mexicain". Consul général du Mexique à Marseille en zone libre, Gilberto Bosques avait permis à près de 40 000 réfugiés, dans leur majorité des juifs et des Républicains espagnols, d’échapper aux persécutions nazies en leur offrant des visas ou la nationalité mexicaine. Ils visiteront également l’usine d’Airbus Helicopters à Marignane. La coopération dans le secteur de l’aéronautique est un point fort de la relation franco-mexicaine. Les deux chefs d’état s’étaient rendus sur le campus aéronautique franco-mexicain à Querétaro le 11 avril 2014. La journée du 16 juillet 2015 sera consacrée aux entretiens bilatéraux, à la réunion du Conseil stratégique franco-mexicain, qui remettra aux deux Présidents son second rapport, et au dîner d’état.

Les deux Présidents entendent poursuivre le renforcement du partenariat stratégique bilatéral dans tous les domaines. La France et le Mexique coopèrent activement sur les dossiers internationaux, au sein des Nations Unies, en vue de l’abolition universelle de la peine de mort et de l’encadrement du droit de véto au Conseil de sécurité de l’ONU en cas de crimes de masse. Ils souhaitent renforcer leur coopération dans le domaine du maintien de la paix.

La France et le Mexique se mobilisent contre le réchauffement climatique et préparent ensemble la Conférence de Paris à la fin de l’année (COP 21). La contribution présentée par le Mexique en mars dernier pour la COP21, la première publiée par un pays émergent, est ambitieuse. La constitution d’un pôle latino-américain et caribéen sera encouragée au sein de l’organisation internationale de la francophonie, que le Mexique a rejointe en tant que membre associé.

Les deux Présidents mettront l’accent sur le renforcement des relations économiques. Les échanges commerciaux bilatéraux croissent rapidement (plus de 10% par an au cours des trois dernières années) et ont atteint un niveau historique de 4,3 Mds euros en 2014 (exportations françaises de 2,5 Mds euros et importations françaises d’1,7 Md euros). Ils représentent 21,3% du total de nos échanges avec l’Amérique latine. Les investissements croisés seront également encouragés. En effet, 550 entreprises françaises sont déjà installées au Mexique, représentant un stock d’IDE de 2,2 milliards d’euros. Elles peuvent répondre aux besoins du Mexique en matière d’infrastructures et d’équipements, notamment dans les secteurs de l’énergie, des transports, de l’eau ou du spatial. Une coopération dans le secteur de la ville durable sera lancée, à travers un projet pilote dans la ville de Campeche, au sud du Mexique.

Les investissements mexicains se développent également, comme en témoigne l’intérêt marqué pour notre pays par des hommes d’affaires mexicains, qui font notamment partie du Conseil stratégique franco-mexicain. Les deux Chefs d’état encouragent aussi l’approfondissement de la coopération universitaire, scientifique et en matière d’innovation, qui est un point fort de la relation bilatérale.

La France est le 3e partenaire scientifique du Mexique (environ 600 publications conjointes par an) et le Mexique est le 2e partenaire du CNRS en Amérique latine (avec le Brésil). 200 projets conjoints de recherche impliquant plus de 500 chercheurs sont aujourd’hui en cours. La France est le deuxième pays d’origine des étudiants étrangers au Mexique (1 298 étudiants). Notre pays est la troisième destination des étudiants mexicains (2 700 étudiants).

Les autorités mexicaines ont favorisé l’installation de l’antenne européenne de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) à la Sorbonne et permis la rénovation du pavillon mexicain de la Cité internationale universitaire de Paris. Les deux Présidents entendent notamment développer les liens entre le milieu académique et le monde de l’entreprise. Trois nouveaux centres de formation professionnelle seront créés au Mexique les domaines de l’électricité (Schneider, à Tecamac), de l’aéronautique (Labinal, à Chihuahua) et de la gestion des process industriels (Dassault Systems, à Aguascalientes). La coopération entre pôles de compétitivité français et mexicains sera aussi développée. Enfin, la coopération culturelle est au coeur de la relation bilatérale : après avoir notamment organisé les expositions "Frida KAHLO et Diego RIVERA, l’art en fusion" (2013-2014 à l’Orangerie) et "Mayas : révélation d’un temps sans fin" (2014-2015 au Musée du Quai Branly), les deux pays travaillent au lancement de la plus grande exposition sur l’art mexicain moderne et contemporain jamais organisée en France, qui se tiendra à l’automne 2016 au Grand Palais " Mexique, des modernités plurielles").

Le défilé du 14 juillet 2015 avec un détachement interamées du Mexique

A l’occasion de la visite d’Etat du Président des Etats-Unis du Mexique, M. Enrique Pena Nieto, l’armée mexicaine est, pour la première fois, à l’honneur lors d’un défilé du 14 juillet, avec la participation d’un détachement interarmées. Le contingent mexicain défilant sur les Champs-Elysées compte 147 militaires. Il ouvrira le défilé à pied, juste après le tableau initial consacré à l’Ordre de la Libération. Le détachement interarmées mexicain est constitué des éléments suivants :

- une section du Heroico Colegio Militar, l’école de formation des officiers de l’armée de terre ;

- une section du Colegio del Aire, l’école de formation des officiers de l’armée de l’air ;

- une section de la Heroica Escuela Naval Militar, l’école de formation des officiers de la marine de guerre ;

- une section de la gendarmerie mexicaine.

Dans la grande tradition de la fauconnerie mexicaine, trois aigles royaux et trois buses rehaussent le défilé du détachement et seront portés par six fauconniers militaires. Le détachement est placé sous le commandement du lieutenant-colonel Victor Hugo Serrano Estrada. Partenaires stratégiques, le Mexique et la France entretiennent des liens militaires étroits, comme en témoigne la présence au sein de l’ambassade de France au Mexique d’une mission militaire depuis 1961. L’interopérabilité entre nos armées est principalement assurée grâce aux échanges, escales et exercices communs menés avec les forces françaises en Guyane, aux Antilles et dans le Pacifique.

Trois aigles et trois faucons de l armee mexicaine ont inaugure le defile du 14 juillet 1Trois aigles et trois faucons de l armee mexicaine ont inaugure le defile du 14 juillet

François Hollande et Enrique Pena Nieto visiteront l'usine d'Airbus à Marignane

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Airbus Helicopters est le premier fabricant d'hélicoptères civils au monde et l'un des principaux constructeurs d'hélicoptères militaires. Créée en 1992 sous le nom d'Eurocopter, cette division du groupe Airbus est née de la fusion des divisions hélicoptères de l’entreprise française Aérospatiale (SNIAS) et de l’entreprise allemande Deutsche Aerospace (DASA). Elle a été rebaptisée Airbus Helicopters en 2014. Avec plus de 3 millions d’heures de vol par an, la flotte de la société compte actuellement 12000 hélicoptères opérés par plus de 3000 clients dans 152 pays. La gamme d’hélicoptères civils et militaires d’Airbus Helicopters est la plus large au monde et représente un tiers de la flotte d’hélicoptères civils et parapublics en service dans le monde. Airbus Helicopters emploie plus de 23000 personnes à travers le monde et a généré un chiffre d’affaires en 2014 de 6,5 milliards d’euros. Airbus Helicopters est présent à l’international grâce à ses filiales et participations implantées dans 21 pays et à un réseau mondial de centres de maintenance, de centres de formation, de distributeurs et d’agents agréés

Airbus Helicopters au Mexique

Implanté depuis plus de 30 ans au Mexique, Airbus Helicopters est aujourd’hui le seul hélicoptériste disposant de sites industriels et de maintenance dans ce pays. La société est leader sur le marché régional avec une flotte de 500 hélicoptères et 46 % des appareils livrés en 2014. Airbus Helicopters de Mexico assure la vente et la personnalisation d’hélicoptères neufs ou d’occasion, l’assistance commerciale, la formation, la distribution de pièces détachées et la maintenance de la flotte d’hélicoptères d’Airbus Helicopters dans une région qui englobe le Mexique, l’Amérique centrale, les Caraïbes, la Colombie, l’Équateur et le Venezuela. Sur le marché militaire, Airbus Helicopters a remporté d’importants contrats dans le pays, avec notamment la livraison de 15 hélicoptères H225M aux Forces armées mexicaines et, récemment, de 10 Panther AS565 MB à la Marine mexicaine. Dans le secteur civil, Airbus Helicopters a présenté le H175, un hélicoptère de nouvelle génération répondant aux besoins du secteur Oil & Gas mexicain et qui opèrera dans le ciel du Golfe du Mexique dans la livrée de Pegaso, un opérateur du secteur Oil & Gas qui exploite déjà une importante flotte de H145. Souhaitant étendre sa chaîne d’approvisionnement internationale, Airbus Helicopters a inauguré en 2013 un site industriel dans la ville mexicaine de Querétaro. Couvrant une superficie de 12 000 m² dans le nouveau parc industriel Aerotech, ce site est spécialisé dans la production de composants de haute technologie pour l’industrie aérospatiale et a bénéficié d’un investissement initial de 100 millions de dollars, pour le développement du réseau de fournisseurs et la formation. Soucieux d’accroître la sécurité en vol, Airbus Helicopters s’est engagé à améliorer l’offre de formation proposée aux pilotes et aux mécaniciens, respectivement au sein de l’école de pilotes d’hélicoptères Heliescuela (Etat de Veracruz) et du centre de formation sur moteurs Turbomeca dans la ville de Mexico. La société a signé plusieurs accords avec des établissements d’enseignement, notamment l’Université d’aéronautique nationale de Querétaro (UNAQ), l’Instituto Politécnico Nacional et le CONALEP (École nationale d’enseignement technologique professionnel).

La famille d’hélicoptères Super Puma réunit 6 modèles d’hélicoptères bimoteurs dédiés au marché civil (H225, AS332 L1e, AS332 C1e) et au marché militaire (H225M et AS532 A le Cougar). Puissants et rapides, avec un long rayon d’action, ces hélicoptères sont devenus la référence dans la catégorie des 8-11 tonnes, en offrant aux opérateurs une grande capacité de charge utile pour le transport d’équipements et de passagers, ainsi que pour les missions de recherche-sauvetage. L’adaptabilité et la polyvalence de ces appareils sont aussi des avantages pour cette famille. Airbus Helicopters compte 88 clients dans 60 pays pour les Super Puma. Plus de 900 hélicoptères ont été livrés à ce jour, représentant 5 millions d’heures de vol à travers le monde. La France compte 52 hélicoptères de cette famille et le Mexique 23. Dans la chaîne d’assemblage, les ensembles mécaniques et électriques sont intégrés. Des tests d’équipements au sol et le contrôle qualité sont également réalisés. La chaîne a une capacité industrielle pour 50 appareils. Environ 400 personnes travaillent sur le site.

Le président du Mexique visitera le musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée

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Inauguré en 2013, le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée est un musée national, situé sur le site du Fort Saint-Jean, à l’entrée du Vieux-Port de Marseille. Il s’agit du premier musée au monde à être consacré aux cultures de la Méditerranée. Cité culturelle, le MuCEM s’appuie sur toutes les disciplines des sciences humaines et mobilise les expressions artistiques des deux rives de la Méditerranée. Le MuCEM s’intéresse principalement aux cultures de la Méditerranée, selon une optique comparatiste et pluridisciplinaire, dans laquelle l’Europe et les autres continents bordant cette mer occupent une grande place. Il entend profiter de la "culture-monde" qui caractérise le bassin méditerranéen pour rayonner au-delà de sa réalité géographique : ainsi, la latinité mêlée au christianisme s’étend vers les Amériques ; le monde musulman se déploie de la pointe saharienne de l’Afrique jusqu’aux confins de l’Indonésie, en passant par le Moyen-Orient ; la culture juive a essaimé sur tous les continents et le monde orthodoxe, partant de la Grèce et de l’Europe slave du Sud, a pénétré jusqu’en Sibérie.

Le MuCEM était à l’origine un grand musée consacré à la société – le musée des Arts et Traditions populaires, créé en 1937 – dont les origines remontent à 1884, avec l’ouverture d’une "salle" de France au musée d’Ethnographie du Trocadéro à Paris. L’ethnographie était sa discipline fondatrice. Le champ disciplinaire du musée s’est élargi aujourd’hui à l’ensemble des sciences humaines : anthropologie, sciences politiques, sociologie, histoire, archéologie et histoire de l’art concourent au croisement des méthodes et des approches. Au premier niveau du bâtiment de l’esplanade du J4, le public découvre sur 1 600 m² une présentation des grandes étapes de l’histoire des civilisations du bassin méditerranéen. Son objectif est de dévoiler progressivement une histoire à plusieurs facettes de la Méditerranée avec ses paysages, ses villes et ses rivages, et de permettre ainsi de mieux comprendre certains enjeux du monde contemporain (environnement, droits de l’homme, rapport à l’autre). Le musée présente également des expositions temporaires ainsi que des colloques, des films de fiction ou documentaires, des spectacles qui traitent des grandes questions de l’actualité du bassin méditerranéen.

Hommage à Gilberto Bosques  (1892 – 1995)

Né à Chiautla de Tapia (Puebla) au Mexique, le 20 juillet 1892, Gilberto Bosques Saldivar étudie à l’Ecole normale de Puebla puis interrompt ses études pour s’engager dans la révolution mexicaine, en rejoignant le camp des « Constitutionnalistes » et les troupes du général Venustiano Carranza. Il devient ensuite journaliste et fait son entrée en politique. Il est nommé Secrétaire général du gouvernement de sa ville natale par le général Carranza en 1921, devient député fédéral, puis Président du Congrès sous la présidence de Lázaro Cárdenas (1934-1940). Nommé Consul général du Mexique à Paris en 1938 par le Président mexicain, il choisit de transférer le Consulat général à Bayonne, puis à Marseille (1939-1944), en zone libre, où son aide permettra à 40 000 réfugiés1 d’échapper à la persécution de la police, des militaires et des agents de renseignements français, allemands et espagnols, via l’octroi de la nationalité mexicaine. Du fait de la demande croissante, il loue deux châteaux qui offriront l’asile politique à près de 1000 personnes. Lorsque le Mexique rompt ses relations diplomatiques avec le régime de Vichy, le consulat est assailli par la Gestapo, qui confisque l’argent alloué pour les opérations de sauvetage. Gilberto Bosques, sa femme, ses trois enfants, ainsi que les 43 employés du consulat, sont envoyés à Amélie-les-Bains, puis transférés dans un "hôtel-prison" à Bad Godesberg. Après plus d’un an, en 1943, les Mexicains sont échangés contre un groupe d’allemands capturés dans le Veracruz, du fait d’un accord conclu entre le Président Manuel Ávila Camacho (1940- 1946) et le gouvernement allemand. Acclamé par des milliers de réfugiés reconnaissants lors de son retour à Mexico, en avril 1944, le "Schindler mexicain" 2 occupera les fonctions de Ministre extraordinaire et plénipotentiaire au Portugal (1945-1949), en Suède et en Finlande (1949-1953), avant de devenir Ambassadeur du Mexique à Cuba (1953-1964). Il est décédé le 4 juillet 1995 dans la ville de Mexico. A l’occasion des 50 ans du Traité de l’Elysée, l’engagement de Gilberto Bosques en faveur des droits de l’Homme a été mis à l’honneur par les ambassades de France et d’Allemagne au Mexique en 2013, qui ont créé le "Prix des Droits de l’Homme Gilberto Bosques".

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Pour rendre hommage à Gilberto Bosques, les postes française et mexicaine se sont entendues pour reprendre le même portrait, en premier plan et deux illustrations différentes en arrière-plan. Pour symboliser l’action remarquable de Gilberto Bosques à Marseille, le timbre français a placé Notre-Dame-de-la-Garde en arrière-plan, ainsi que le château de la Reynarde. La poste mexicaine a choisi d’illustrer l’arrière-plan de son timbre, par le bâtiment abritant le secrétariat des Relations extérieures, équivalent du ministère des affaires étrangères en France. Il a également repris le visa d’émigration, afin d’établir une résonnance avec le timbre français. Le timbre français a été créé par Stéphane Humbert-Basset, un artiste du timbre français référencé par La Poste. Il a collaboré avec l’artiste Sergio Barranca. Les timbres sont réalisés sous forme de diptyque indivisible. Deux types de tarification ont été retenus pour la France : le tarif d’une lettre prioritaire de 20g pour les envois sur le territoire français 0 euro 76 cts et le tarif pour des envois à destination du monde entier, symbolisant la dimension internationale de cette émission commune 1 euro 20 cts.

Un projet sans but lucratif porté par la société civile mexicaine

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La création à Paris d’un espace destiné à renforcer les échanges entre la France et le Mexique en matière de gastronomie, de mode, de design, de tourisme et de culture est une idée du Conseil stratégique franco-mexicain (CSFM). Les Présidents français et mexicain se sont engagés à en examiner la faisabilité en avril 2014 à Mexico, lors d’une réunion du CSFM. Fin 2014, la partie française a identifié, comme site possible pour le projet, les anciens magasins généraux du quai d’Austerlitz, mitoyens de la Cité de la Mode et du Design, en face de Bercy. Ce site appartient au Port autonome de Paris, établissement public à caractère industriel et commercial. Consulté formellement le 10 juillet 2015, le conseil d’administration du Port a donné un accord de principe à la mise à disposition des locaux à la partie mexicaine, sous réserve que ses intérêts patrimoniaux soient respectés. Un cabinet d’architectes franco-mexicain a été chargé de réfléchir à l’organisation du projet. Le premier résultat de ses réflexions s’articule autour de trois principes :

- s’appuyer sur la structure des bâtiments du quai d’Austerlitz, qui ne seraient pas détruits, mais rénovés de fond en comble. Ces édifices construits en 1907 sont en effet en mauvais état, et ne répondent plus aux normes en vigueur (piliers et poutres défaillants, peintures au plomb, désamiantage nécessaire) ;

- s’intégrer dans la logique urbanistique et architecturale d’un quartier en restructuration ;

- promouvoir le savoir-faire architectural mexicain, encore méconnu en Europe.

Les premiers visuels produits par le cabinet d’architecte évoquent ainsi une "maison rouge", écho parisien de la " maison bleue" imaginée par Frida KAHLO et Diego RIVIERA à Mexico, grâce à l’utilisation sur les deux façades d’une pierre typiquement mexicaine. La "Casa Mexicana" pourrait accueillir un cinéma, une salle de spectacle et d’exposition et une galerie d’art en plein air (sur le toit, végétalisé), trois restaurants représentatifs de la variété de la gastronomie mexicaine, une boutique d’art et d’artisanat (susceptible d’être occupée par l’équivalent mexicain de notre Réunion des musées nationaux), ainsi que des bureaux (destinés aux administrations chargées de la promotion du Mexique en France). L’ensemble serait complémentaire de la Cité de la mode et du design voisine.

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Le Cuauhtémoc est un voilier de type trois-mâts barque, propriété de la marine nationale mexicaine qui l'utilise comme navire-école. 90 cadets peuvent y être formés à bord. Le bateau porte le nom du dernier empereur aztèque, Cuauhtémoc, qui signifie "l'aigle qui descend sur sa proie". Il incarne les valeurs de résistance et d'indépendance du Mexique (Cuauhtémoc s'est battu contre la domination espagnole au XVIème siècle). Commandé par le capitaine de vaisseau Marco Antonio VILA VIVALDO et construit à Bilbao, en Espagne, en 1982, le Cuauhtémoc est basé à Acapulco au Mexique. Il a trois sisterships, le Guayas (Équateur), le Gloria (Colombie) et le Simon Bolivar (Venezuela). Voilier de prestige, navire-école, le Cuauhtémoc est l’un des meilleurs ambassadeurs itinérants du Mexique dans le monde.

Visite du navire école Le Cuauhtémoc par Enrique Pena Nieto et François Hollande

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Le Cuauhtémoc

Coopération France- Mexique

Relations politiques

Sur le plan multilatéral, la France et le Mexique sont des partenaires privilégiés et affichent une très large convergence de vues au sein du G20 sur des thèmes tels que la régulation financière, le refus du protectionnisme, la lutte contre l’évasion fiscale, la sécurité alimentaire ou le développement. Dans le secteur de l’environnement, les deux pays travaillent au succès de la COP21 à Paris fin 2015.

Sur le plan bilatéral, les relations entre la France et le Mexique, anciennes, se sont rénovées en 2013 et 2014. Le dialogue politique est aujourd’hui dynamique, s’appuyant sur un partenariat stratégique impulsé lors de la visite d’Etat du Président de la République les 10 et 11 avril 2014. Lors de son déplacement, le Président Hollande a officiellement invité le Chef d’Etat mexicain à se rendre en France à l’occasion de la célébration du 14 juillet 2015.

Visites

Le dialogue politique avec le Mexique n’a cessé de monter en puissance depuis l’entretien entre le Président de la République et le Président élu du Mexique, M. Enrique Pena Nieto, le 17 octobre 2012.

Parmi les dernières rencontres :

- 14-15 juillet 2013 : déplacement au Mexique du ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius

- 24-25 octobre 2013 : visite au Mexique de la ministre du Commerce extérieur, Mme Nicole Bricq ;

- 31 octobre 2013 : visite au Mexique du ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian ;

- 6 novembre 2013 : déplacement en France du ministre mexicain des Relations extérieures, M. José Antonio Meade Kuribreña ; installation du Conseil stratégique franco-mexicain (CSFM) et 1ère session plénière présidée par le Président de la République ;

- 10-11 avril 2014 : visite d’Etat au Mexique du Président de la République ;

- 26 novembre 2014 : déplacement à Paris du ministre mexicain des Relations extérieures, M. José Antonio Meade Kuribreña Relations économiques

La présence française au Mexique est significative. Environ 550 entreprises françaises y sont implantées (dont la plupart de nos grands groupes) sur une gamme sectorielle très ample. Les échanges commerciaux bilatéraux croissent rapidement (plus de 10% par an au cours des trois dernières années) et ont atteint un niveau historique de 4,3 Mds euros en 2014 (exportations françaises de 2,5 Mds euros et importations françaises d’1,7 Md euros).

Les ventes françaises au Mexique portent principalement sur cinq secteurs (qui concentrent les 2/3 de nos exportations) : les produits pharmaceutiques ; les matériels de transport ; les produits chimiques, parfums et cosmétiques ; les machines industrielles et agricoles et les produits informatiques, électroniques et optiques.

Coopération scientifique et technique

Le Mexique est un pays prioritaire en Amérique latine. Il s’agit du deuxième partenaire de la France dans cette région, après le Brésil. La coopération s’appuie sur un dispositif diversifié :

- une "Maison de la France", qui se veut la vitrine de notre présence dans ce pays ;

- l’Institut français d’Amérique latine (IFAL) ;

- les 27 alliances françaises et leurs 11 centres associés ; le Centre d’études mexicaines et centraméricaines (CEMCA) ;

- le Collège franco-mexicain en sciences sociales ;

- trois établissements relevant de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger : le lycée franco-mexicain de Mexico (3 041 élèves, dont 1 354 français), le lycée franco-mexicain de Guadalajara (866 élèves, dont 239 français) et l’école Molière de Cuernavaca (269 élèves, dont 70 Français), soit un total de 4 176 élèves, dont 40 % d’élèves français.

250 000 jeunes mexicains étudient en outre le français dans les écoles et les universités locales.

Dans le secteur scientifique

La France est aujourd’hui le troisième partenaire du Mexique (600 publications conjointes/an) après les Etats-Unis et l’Espagne, et plus d’une centaine de projets conjoints de recherche sont en cours, impliquant plus de cinq cents chercheurs et étudiants des deux pays. La France est présente dans le secteur de la recherche, via l’antenne mexicaine de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et par la mise en place de nombreux programmes bilatéraux ou de partenariats entre organismes français (INSERM, Institut Pasteur) et mexicains dans des secteurs d’excellence (mathématiques, chimie, sciences sociales).

Dans le secteur de l’environnement

En 2009, a été créé l’Observatoire Cousteau, plate-forme de recherche et de collecte de données sur le littoral à vocation régionale, qui associe de nombreux partenaires français et mexicains du monde universitaire (Brest, Montpellier) et de la recherche (CNRS, IRD, IFREMER).

Dans le secteur de la santé

La coopération entre partenaires français (Institut Pasteur, INSERM) et mexicains est en expansion : installation d’une plateforme de lutte contre les maladies infectieuses CIBEI à Veracruz, création d’un centre de veille et de diagnostic épidémiologique à Léon (Guanajuato), par exemple.

Coopération universitaire

La coopération universitaire avec le Mexique a connu, au cours des deux dernières années, une importante relance, comme a pu en témoigner la signature, lors de la visite d’Etat d’avril 2014, de nombreux accords dont la grande majorité a déjà été mise en oeuvre. Dans le domaine de la formation professionnelle, la France est le partenaire privilégié du Mexique. Quatre accords (création de trois centres de formation, introduction au Mexique de la formation en alternance sur le modèle français) seront signés pendant la visite d’Etat. La France est le deuxième pays d’origine des étudiants étrangers au Mexique (1 298 étudiants), après les États-Unis (1 516 étudiants). Notre pays est la troisième destination des étudiants mexicains (2 700 étudiants), après les États-Unis et l’Espagne. Le contexte très favorable de ces deux dernières années a permis d’orienter davantage cette mobilité, qui s’effectuait jusqu’ici majoritairement au niveau licence, vers les niveaux plus élevés du master et du doctorat. Un important travail de sensibilisation a ainsi été mené auprès de la SEP et des responsables de haut niveau d’établissements supérieurs mexicains et français (mission en France des recteurs mexicains en octobre 2013, symposium franco-mexicain de l’enseignement supérieur et de la recherche en avril 2014). Il a débouché, lors de la visite d’Etat du Président français en avril 2014, sur la signature de nombreux accords, dont celui sur la reconnaissance mutuelle des diplômes. L’Université Technologique de Compiègne a exprimé son intérêt pour une installation au Mexique. Elle proposerait une gamme complète de formations, allant d’une formation initiale

- 1er cycle universitaire de deux ans pouvant être suivi en France ou au Mexique, à travers la mise en place de partenariats entre les établissements français et des universités mexicaines - jusqu’à des masters communs à monter avec des partenaires locaux, notamment dans le domaine du transport, voire, à moyen terme, jusqu’à des programmes communs de recherche.

L’ESSEC a également exprimé son intérêt pour une implantation au Mexique, à la fois pour y dispenser des programmes de formation continue à destination des entreprises et pour y développer les deux premières années de son Global BBA. Une première mission exploratoire a conclu à la possibilité d’ouvrir cette formation dès la rentrée 2016, au sein du lycée francomexicain.

L’installation de ces formations au sein du lycée constituerait une première étape. Le poste poursuit le projet, dans un second temps, de créer sur un seul site un « pôle d’enseignement supérieur » clairement identifié comme franco-mexicain. Outre l’UTC et l’ESSEC, y seraient réunis les sections technologiques du LFM qui dispensent aujourd’hui à 200 élèves, sur le site de Polanco, une formation au brevet de technicien supérieur (BTS) et à la licence professionnelle, ainsi qu’un éventuel centre d’excellence de formation professionnelle.

Coopération culturelle

La relance des relations culturelles franco-mexicaines a été spectaculaire, après la période difficile liée à l’affaire Cassez et à l’annulation de l’année du Mexique en France. Au Mexique, le champ culturel est un domaine dans lequel l’influence française est traditionnellement forte. Il existe, de la part des Mexicains, un intérêt varié et profond pour la culture française, autant dans ses aspects patrimoniaux que contemporains.

Cela a été particulièrement notable à partir de l’été 2013, avec un foisonnement d’activités :

- Yves Bonnefoy, premier écrivain français à recevoir le prix littéraire de la Foire du livre de Guadalajara ;

- venue du spectacle "Calacas" de Zingaro ;

- grande exposition prêtée par le musée du Louvre sur la céramique grecque présentée au Musée d’Anthropologie de Mexico puis à Oaxaca ;

- succès phénoménal des toiles impressionnistes du Musée de l’Orangerie au Museo Dolores Olmeido ;

- grand succès critique et public de l’exposition issue de « Masculin/Masculin » du Musée d’Orsay au Musée national d’art ;

- exposition Sophie Calle au Marco de Monterrey puis au Tamayo à Mexico ;

- série d’expositions sur la photographie du cycle « Mano a mano », dont les deux très impressionnantes consacrées à Gisèle Freund et Henri Cartier-Bresson dans les musées d’Art moderne et des Beaux-Arts ;

- vaste installation créée par Daniel Buren à Guadalajara ;

- nombreuses expositions et rencontres autour la "nouvelle bande dessinée" française (Nicolas de Crécy, Killoffer, Nine Antico) ;

- hausse sensible des traductions de livres du français ;

- première place en nombre de spectacles "étrangers" au sein du Festival Cervantino. La réciproque est vraie avec le succès des expositions "Frida Kahlo et Diego Rivera, l’art en fusion" à l’Orangerie en 2013-2014 et " Mayas : révélation d’un temps sans fin" au Musée du Quai Branly en 2014-2015.

De nouveaux projets sont prévus :

- Exposition d’Art moderne au Musée national d’art – collections du musée des Beaux-Arts de Lyon ;

- Exposition sur Christian Boltanski au musée d’Art contemporain de Monterrey ;

- présentation au Musée d’Anthropologie de Mexico d’une grande exposition d’art africain (Fleuve Congo), prêtée par le musée du Quai Branly en retour de l’exposition Maya ;

- Au Festival international Cervantino en octobre 2015, treize spectacles français ;

- Grande rétrospective sur l’art mexicain du XXè siècle au Grand Palais à l’automne 2016). La France sera le premier pays "invité d’honneur" du plus grand salon du livre jeunesse du Mexique (Filij, novembre 2015) ; durant le même mois, un important festival franco-mexicain autour de la voix aura lieu à la Phonothèque nationale mexicaine. À plus long terme, la création d’un lieu unique regroupant nos implantations culturelles (IFAL et Casa de Francia) sera l’occasion de mieux affirmer l’importance et la diversité de la culture française.

Quelques repères

Nom officiel : Etats-Unis du Mexique    - Nature du régime : Présidentiel

Chef de l’Etat: Président Enrique Pena Nieto, élu en 2012

Fête nationale : 16 septembre (commémoration du début du soulèvement du 16 septembre 1810 qui conduira à la proclamation de l’Indépendance en 1821).

Données géographiques

Superficie : 1 972 547 km²

Capitale : Mexico

Villes principales : Mexico (20 M hab), Guadalajara (4,3 M hab), Monterrey (3,5 M hab), Puebla (2,1 M hab).

Langue officielle : espagnol

Monnaie : 1 peso mexicain = 0,0596 euro ( taux de chancellerie au 1er mars 2015).

Données démographiques

Population : 118,226 M hab (2013)

Densité : 58 hab/km²

Croissance démographique : 1,08 % (2012)

Espérance de vie : 77 ans

Taux d’alphabétisation : 93 %

Religions : 84% catholiques, 10% protestants.

Indice de développement humain (IDH) : 0,775 - 61e rang mondial (2012)

Données économiques

PIB (2013) : 1 327 Mds de dollars

PIB par habitant (2013) : 11 224 de dollars

Taux de croissance (2013) : 1,3 %

Taux de chômage (2013) : 5,2 %

Taux d’inflation (2013) : 3,6 %

Déficit budgétaire en % du PIB: 2,4 %

Principaux clients (2012) : 1 - États-Unis (80 % des exportations), 2 - Canada (3 %), 3 -

Espagne (2 %), 4 - Chine (1,5 %)

Principaux fournisseurs (2012) : 1- États-Unis (50 %), 2- Chine (15 %) 3- Japon (4,76 %).

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

˗ Agriculture : 4%

˗ Industrie : 36%

˗ Services : 60 %

Composition du gouvernement des Etats-Unis du Mexique 

M. Miguel Ángel OSORIO CHONG, ministre de l’Intérieur.

M. José Antonio MEADE KURIBREÑA, ministre des Relations extérieures.

M. Luis VIDEGARAY CASO, ministre des Finances et de la Dette publique.

General Salvador CIENFUEGOS ZEPEDA, ministre de la Défense nationale.

M. Almirante Vidal Francisco SOBERON SANZ, ministre de la Marine.

M. Ildefonso GUAJARDO VILLARREAL, ministre de l’Économie.

Mme Arely GOMEZ, ministre de la Justice.

Mme Claudia RUIZ MASSIEU SALINAS, ministre du Tourisme.

M. Gerardo RUIZ ESPARZA, ministre des Communications et des Transports.

Mme Rosario ROBLES BERLANGA, ministre du Développement social.

M. Alfonso NAVARRETE PRIDA, ministre du Travail et de la Prévision sociale.

M. Juan José GUERRA ABUD, ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles

M. Pedro Joaquín COLDWELL, ministre de l’Énergie.

M. Enrique MARTINEZ Y MARTINEZ, ministre de l’Agriculture, de l’Élevage, du

Développement rural, de la Pêche et de l’Alimentation.

M. Emilio CHUAYFFET CHEMOR, ministre de l’Éducation publique.

Mme Mercedes Juan LOPEZ, ministre de la Santé.

M. Murillo KARAM, ministre de la Réforme agraire et du Développement territorial et urbain.

M. Virgilio ANDRADE MARTINEZ, ministre de la Fonction publique.

Mme Maryse BOSSIERE, ambassadeur de France.

M. Agustín GARCIA-LOPEZ LOAEZA, ambassadeur du Mexique.

12 juillet 2015

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