Sarkozy reçu par Hollande à l'Elysée suite aux attentats du 13 novembre 2015

L'ancien président Nicolas Sarkozy réclame une nouvelle politique migratoire, des inflexions sur la politique de sécurité et exige une coalition unique contre Daech intégrant les russes. Après son entretien avec son prédécesseur, François Hollande rencontrera dans l'après-midi de ce dimanche 15 novembre 2015 les principaux chefs de partis.

Hollande sarkozy 15 novembre 2015

François Hollande accueille Nicolas Sarkozy à l'Elysée le 15 novembre 2015

La dernière fois que Nicolas Sarkozy avait foulé les graviers de la cour d'Honneur de l'Elysée, c'était en janvier 2015, suite aux attentats de Charlie Hebdo. Après les attaques terroristes du vendredi 13 novembre 2015, l'ancien chef de l'état a de nouveau été invité par François Hollande, qui consulte ce dimanche les principaux chefs de partis. Les deux hommes se sont entretenus durant plus d'une heure dans le bureau présidentiel, un traitement à part réservé à Nicolas Sarkozy. L'occasion pour François Hollande d'informer son prédécesseur des avancées de l'enquête, d'évoquer le dispositif de sécurité mis en place sur le sol français, ainsi que la stratégie militaire contre Daech.

Intervenant à l'issue de son entrevue avec le chef de l'État, Nicolas Sarkozy a réclamé une "inflexion de notre politique étrangère et des modifications drastiques de nos politiques de sécurité. Sur le plan intérieur, "le principe de précaution doit s'appliquer", a assuré l'ancien président Sarkozy. "Nous devons tirer les conséquences des failles et adapter notre dispositif (...) Aujourd'hui, les français ne se sentent pas en sécurité donc nous devons porter les changements qui leur permettent d'être en sécurité", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a mentionné l'interdiction de la consultation des sites djihadistes, à laquelle le gouvernement s'est jusqu'à maintenant refusé. Contrairement aux informations ayant filtré à l'issue de l'entretien, Nicolas Sarkozy n'a pas demandé de report de la Cop21, mais "s'est fait expliquer comment ce sommet allait être sécurisé", précise son entourage.

Nous sommes en guerre. Ce n'est pas un mot que l'on prononce au hasard.

Sur le plan de la politique étrangère, Nicolas Sarkozy, qui a rencontré il y a quelques jours Vladimir Poutine à Moscou, exige une «coalition unique» contre l'état islamique. "Nous avons besoin de tout le monde pour exterminer Daech et notamment des russes", a-t-il martelé. Au niveau européen, Nicolas Sarkozy exige une "nouvelle politique de l'immigration", tout en soulignant "qu'il n'y a pas de lien, naturellement» avec les attentats. "La vague migratoire, nous devons la maîtriser ensemble", a assuré le chef de l'opposition.

Nous sommes en guerre, la guerre nous est faite. Ce n'est pas un mot que l'on prononce au hasard" a encore affirmé Nicolas Sarkozy, reprenant la rhétorique de François Hollande. "Le risque que de tels événements se reproduisent est réel", a-t-il ajouté, évoquant «une situation dramatique qui s'étale sur un temps long».

Après sa rencontre avec Nicolas Sarkozy, François Hollande rencontrera à 15h les principaux représentants du Parlement, dont Claude Bartolone,  président de l'assemblée nationale, et Gérard Larcher, président du Sénat. Suivront des entretiens avec les principaux chefs de partis: François Bayrou à 17h, Marine Le Pen à 17h30, Nicolas Dupont-Aignan à 18h et Jean-Luc Mélenchon à 18h30.

Le 15 novembre 2015

Groupe EUPHRATE : Conseils en Affaires - Stratégie de communication