Frangy en Bresse : Arnaud Montebourg annonce sa candidature

Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’économie a déclaré dimanche 21 août 2016 à Frangy-en-Bresse dans le département de la Saône-et-Loire à quelques encablures du département de l’Ain sa candidature à l’élection présidentielle, dans un très long discours où il a fait un constat sans appel du   bilan du quinquennat de François Hollande, qui d’après l’ancien avocat "pas défendable".

Arnaud Montebourg a déclaré "Je suis candidat à la présidence de la République française", sous les applaudissements de plus de 1 200 de ses partisans, rassemblés à l’occasion de la 44e fête de la Rose de Frangy, avec une nouvelle appellation "fête populaire".

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Arnaud Montebourg le 21 août 2016 à Frangy en Bresse

Si en 2011 Arnaud Montebourg avait soutenu le candidat Hollande, ce n’est plus d’actualité en 2016 ou il a martelé "Il m’est impossible, comme à des millions de français, de soutenir l’actuel président de la République (...) Ce n’est pas possible parce que l’échec qui est le nôtre devant la France provient du reniement et du renoncement"  avant de demander à François Hollande de "bien réfléchir" à sa candidature, au regard de "la faiblesse inédite et historique qui est la sienne" et de "l’intérêt supérieur du pays".

A bon entendeur…Salut !

En 2014 Arnaud Montebourg, avait dû quitter le gouvernement suite à sa déclaration à la 42e fête de la rose de Frangy "la cuvée du redressement"  a déroulé dans un discours de près 1 h 30  un embryon de programme, articulé autour de 5 "défis": le redécollage de l’économie française et européenne, la lutte contre le terrorisme, le sauvetage de l’Europe, la refondation du système démocratique, la mutation écologique.

Un projet "va chercher son inspiration dans les sources du gaullisme social", ajoutant " affirme la conviction écologique", et se veut "patriotique, républicain", "de gauche et "volontariste, a résumé Arnaud Montebourg. Parmi les propositions incontournables :  du "Made in France" pour retrouver le "plein emploi": "l'annulation progressive des hausses d’impôts des 5 dernières années sur les revenus du travail des classes moyennes et populaires", la création d’une "banque d’encouragement au risque", et l’attribution pendant huit ans de "80% des marchés publics des collectivités locales, de l’Etat, de ses hôpitaux", aux PME françaises.

Une mesure qui dérogerait au sacro-saint principe de "concurrence libre et non faussée" de Bruxelles mais "nous assumerons les sanctions", a lancé le candidat, qui a aussi promis de mener un bras de fer avec l’Union européenne en obtenant des français un "mandat de dépassement des traités existants".

Arnaud Montebourg a insisté sur la nécessité d’un Etat fort qui protège ses "fleurons industriels", envoyant une flèche  à son  successeur Emmanuel Macron, qui n’a pas utilisé pour défendre Alcatel ou Technip le "décret Alstom", dont M. Montebourg fut le promoteur.

Autre proposition de celui qui veut "refaire France": la création d’un service national d’une durée de 6 mois, pour mobiliser la société française contre le terrorisme. Celui qui fut le promoteur d’une VIe République a aussi proposé le retour au septennat non renouvelable, l’instauration d’une dose de proportionnelle et la limitation de l’article 49-3 aux questions budgétaires.

A gauche comme à droite, certains ont vu dans son discours une copie de leurs propositions : Le Parti de Gauche évoque "une mélenchonnisation du discours de Montebourg", Nicolas Dupont-Aignan estime "Debout la France copié!", et Florian Philippot juge que "Arnaud Montebourg singe le Front national". Marie-Noëlle Lienneman, candidate à la primaire PS, prend de son côté cette candidature "comme un fait politique qui ouvre une séquence où on doit construire en commun une alternative à François Hollande".

L’ancien ministre, après avoir reprit des études et devenu entrepreneur n’a pas précisé s’il entendait affronter François Hollande directement au premier tour de la présidentielle, ou bien dans le cadre de la primaire de la belle alliance populaire décidé par le PS en juin 2016.

A suivre….

Le 21 août 2016

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