France : Le train d'Artouste le plus haut d'Europe

Le train d’Artouste est le train touristique le plus haut d’Europe. Son parcours à 2 000 m d’altitude offre la possibilité d’accéder aux merveilles de la nature en montagne et à ses secrets.

Cette balade en train de 50 minutes permet de découvrir la flore et la faune d’une manière unique et spectaculaire. Le long de la voie ferrée, de nombreuses marmottes posent telles des actrices dans un décor haut en couleur. En levant les yeux on peut admirer le vol de rapaces pyrénéens. Les isards se font plus discrets mais quel bonheur d’en croiser un ! Le pastoralisme encore très présent permet aux nombreuses brebis de faire du site un lieu intemporel où la vie respire encore au rythme de la nature.

Au bout de cette promenade pittoresque, l’une des plus belle balade de la région, le bleu azur du lac d’Artouste est une pause enchantée en plein cœur des Pyrénées béarnaises. Ce lac est en fait une retenue d’eau qui permet à toute la chaîne des centrales hydroélectriques de la vallée d’Artouste de fonctionner et ainsi de produire de l’électricité.

La balade en train permet d’accéder à de nombreux sentiers de randonnée. Ainsi une journée avec le Petit Train ravira petits et grands et restera un souvenir éternel dans toutes les mémoires.

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  • Historique

La construction du barrage d’Artouste, le plus haut édifice de l’ensemble hydroélectrique de la vallée d’Ossau nécessite un chantier exceptionnel dans les années 1920. Plus de 2 000 ouvriers et des tonnes de matériel sont acheminés à près de 2 000 m d’altitude. A l’issue de ce chantier, la Vallée d’Ossau devient ainsi un des plus importants sites de production d’hydroélectricité en France.

La construction de cet ensemble hydroélectrique entraîne tout d’abord la construction d’un téléphérique dont la gare de départ est en face de l’usine hydroélectrique d’Artouste. Il permet d’accéder au Pic de la Sagette après une ascension de 800 mètres. Pour passer dans la vallée voisine de Soussoueou, un tunnel de 318 mètres est creusé dans la montagne. Les ouvriers tracent ensuite à flanc de montagne, un chemin muletier de 10 kilomètres. Cependant les besoins du chantier nécessitent des moyens modernes. La Compagnie du Midi, l’ancêtre de la SHEM, décide alors de construire le Petit Train pour faciliter le transport des hommes et du matériel

1921 : La naissance du Petit Train. Les premiers rails sont posés sur le chemin muletier. Comme les travaux ne durent que l’été, il faudra trois ans pour que la voie soit entièrement construite.

1924 : Le Petit Train est enfin sur les rails

1929 : Les travaux terminés. La Compagnie du Midi décide de déposer la voie, oubliant qu’il faut accéder au barrage pour assurer sa maintenance. Après avoir utilisé des mulets pour transporter de lourdes pièces, la Compagnie du Midi fait reposer les rails.

1932 : Le Petit Train se lance dans le tourisme.Le Petit train est ouvert au public sur demande de la Préfecture. Le Petit Train circule seulement le dimanche, en juillet et en août. Deux à trois voitures assurent les allers retours.

1940-1945 : Le Petit Train est à l’arrêt. La zone étant déclarée stratégique, l’exploitation du chemin de fer est suspendue.

1947 : Le parc hydroélectrique s’étoffe grâce au Petit Train. L’exploitation touristique reprend. De nouveaux équipements permettent de transporter plus de touristes. La voie est donc ouverte tous les jours en juillet et en août.

1957 : Grâce à une nouvelle cabine, le téléphérique transporte plus de 300 personnes à l’heure.

1963 : Le Petit Train se modernise. Les anciens locotracteurs sont remplacés par des machines plus adaptées : des Billards. Les anciens rails sont remplacés par des nouveaux posés sur des traverses métalliques et du ballast.

1967 : Le Petit Train passe sa première étoile.La commune de Laruns décide d’aménager une station de ski sur ses terrains d’altitude. Les skieurs empruntent le téléphérique puis le Petit Train pour arriver aux pistes. Pour cette exploitation hivernale, les wagonnets sont transformés pour acheminer les skieurs. Spécialement construit pour l’occasion, un chasse-neige dégage la neige qui peut parfois atteindre plus de 3 mètres de hauteur.

1968 : Le Petit Train passe le cap des 30 000 voyageurs

1983 : Le Petit Train reçoit plus de 100 000 visiteurs. Une télécabine à Fabrèges remplace le téléphérique d’Artouste qui reste en activité pour la maintenance industrielle. Elle transporte jusqu’à 12 00 personnes par heure contre 300 pour le téléphérique. La fréquentation touristique explose : 130 000 visiteurs par an. La ligne est souvent saturée et l’exploitation doit être prolongée tard le soir afin de ramener tout le monde à bon port.

1991 : La construction des bâtiments d’altitude dont le restaurant panoramique

2006 : Le Petit Train se refait une beauté. Usé par 40 ans de service intensif, le Petit Train doit être révisé. La SHEM investit 1,5 millions d’euros pour sa maintenance et sa mise aux normes. En un printemps, 14 locomotives et 60 voitures sont restaurées.

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