Découverte du château de Blandy les Tours et exposition de Moataz Nasr en Seine et Marne

Propriété du Conseil général de Seine-et-Marne, le château de Blandy-les-Tours vous invite à de multiples voyages… Vers le passé, au coeur du Moyen Âge avec la visite du château fort, mais aussi vers l’inconnu, l’imaginaire, la création artistique contemporaine avec la programmation des "Dimanches de Blandy".

Ouvert au public depuis l’automne 2007, le monument historique est un foyer vivant d’activités artistiques et pédagogiques. Présentées dans la salle d’exposition permanente, les campagnes de fouilles archéologiques permettent de mieux connaître le château et la vie quotidienne de ses occupants aux siècles passés. La programmation culturelle printemps-été des "Dimanches de Blandy" s’illustre cette année par la résidence d’écriture de l’auteur dramatique et poète Fabrice Melquiot, la minirésidence de création photographique de Karine Saporta et l’exposition d’été de l’artiste égyptien Moataz Nasr.

Cette année le château accueille son 250 000e visiteur !

  • Le château de Blandy-les-Tours, la rencontre du patrimoine et de la création contemporaine, pour tous les publics

Ouvert au public et aux usages de notre temps, le château de Blandy est aujourd’hui un foyer vivant d’activités nombreuses et variées, artistiques, pédagogiques et touristiques. Entre Fontainebleau et Vaux-le- Vicomte, Blandy constitue l’un des pôles de la "Destination Trois Châteaux", à la découverte d’un environnement local riche de patrimoine historique et naturel. L’animation du site s’inscrit dans une vision actuelle du patrimoine et s’attache à proposer aux visiteurs une offre artistique de qualité et de créations. La programmation artistique, culturelle et scientifique engage un dialogue avec le monument, sa symbolique et son pouvoir d’attraction.

 A chaque saison, le château se transforme en résidence d’auteur. La saison culturelle de Blandy bat son plein avec "les Dimanches de Blandy". Un programme régulier de petites formes du spectacle vivant, de musique, de performances chorégraphiques occupe la cour, le dimanche après-midi. Durant l’été, le château présente un artiste contemporain à l’occasion du "Blandy Art Tour(s)". Cette année, c’est l’égyptien Moataz Nasr qui est invité à s’emparer de la place en disposant ses oeuvres en divers lieux du circuit de visite.

  • Le château fort de Blandy, un témoin rare de l’architecture militaire médiévale en Île-de-France

Le château fort de Blandy-les-Tours, propriété du Conseil général depuis 1992, est l’un des derniers témoins de l’art castral médiéval d’Ile-de-France. Chantiers de fouilles, restauration d’objets, aménagement et création de salles ont rythmé la vie du château pendant plusieurs années. Le visiteur découvre désormais le château réhabilité selon son aspect du XVIIe siècle. Le château présentait alors sa forme la plus complète. Une gouache datant de cette époque a servi de modèle à la restauration. Cependant, certains bâtiments n’ont pas été reconstruits : le logis seigneurial ou encore le jeu de paume par exemple.

Bâti au XIIIe siècle, agrandi aux XIVe et XVe siècles, le château a traversé le temps : manoir, château fort puis simple ferme avant de tomber en déshérence. Devenu propriété du Conseil général en 1992, le château en péril a été relevé de ses ruines par deux campagnes de restauration. L’archéologie et les évolutions architecturales du bâti sont au coeur du projet muséographique. La salle d’exposition permanente met en scène l’histoire du château par grandes périodes, représentées par des objets restaurés. Un parcours dans la cour, le donjon et sur les courtines permet au visiteur de découvrir l’histoire du site. Axé sur la valorisation du patrimoine, le château ouvre également ses portes à la création artistique en accueillant une programmation vivante, comme en témoigne l’exposition de Moataz Nasr en 2011.

  • Repères historiques

Le manoir fortifié, résidence des vicomtes de Melun (XIIIe siècle)

La première enceinte du château de Blandy est édifié au XIIIe siècle (vers 1220) par les vicomtes Guillaume II et Adam III de Melun. Le château fait partie du comté de Melun, propriété royale. Cette place forte est l’expression du pouvoir royal mais aussi un lieu stratégique pour la surveillance de la frontière avec le comté de Champagne.

Du manoir fortifié au château fort des comtes de Tancarville, vicomtes de Melun (XIVe - début XVe siècle)

A partir de 1316, alors que les vicomtes de Melun s’allient aux comtes de Tancarville, le château connaît plusieurs campagnes de construction qui le font évoluer vers le château fort tel qu’il est connu aujourd’hui. Il devient alors une véritable forteresse.

Le château résidentiel des Orléans-Longueville (milieu XVe - XVIIe siècle)

Après la guerre de Cent ans, le château devient résidentiel et appartient aux plus illustres familles du royaume comme les Orléans-Longueville, Bourbon- Soissons, les familles de Savoie ou de Nemours. Son aménagement évoluera selon les goûts de ses occupants et de l’époque.

La ferme des Tours (1707 - 1883)

En 1707, Blandy, acquis par le maréchal de Villars, propriétaire de Vaux-le-Vicomte, devient une ferme. Les toitures des tours sont vendues. Dépourvu de tout signe aristocratique, le château échappera à la vente comme bien national à la Révolution. Au milieu du XIXe siècle, Blandy suscite l’intérêt d’érudits locaux et de la commission des Monuments historiques. Le comte de Choiseul-Praslin accepte de le vendre à la commune en 1883.

Son classement au titre des Monuments historiques en 1889 le sauvera. Le château restera propriété communale jusqu’en 1992, date à laquelle la commune le cède au Conseil général de Seine-et-Marne pour un franc symbolique.

  • Le programme de la restauration

La réouverture au public du château de Blandy-les- Tours est le résultat d’un projet élaboré dès 1986, conduit par la commune de Blandy jusqu’en 1992, puis par le Conseil général de Seine-et-Marne. Peu entretenu depuis le XVIIIe siècle, le château de Blandy avait atteint un état critique. En 1980, toutes les murailles sont recouvertes de lierre et les étages des tours effondrés. Malgré la construction d’un escalier en béton à la fin du XIXe siècle, le donjon est de nouveau inaccessible au public tant les murailles et le chemin de ronde sont instables. Après le siècle d’abandon qui suit le classement du château, une mise en valeur apparaît comme la seule garantie d’une renaissance durable. Les murs et les toitures de la tour des archives, de la tour nord et de la salle de l’auditoire sont restaurés selon les dispositions qu’ils présentaient avant leur destruction. Le château a retrouvé sa silhouette ancienne, connue grâce à une gouache du XVIIe siècle exposée aujourd’hui au château. Les travaux ont conservé l’ensemble des enduits qui subsistaient et reconduit strictement les modes de taille et de mise en oeuvre des pierres anciennes. En amont du chantier de restauration, d’importantes fouilles ont été effectuées pour reconnaître les fossés et les dispositions des bâtiments à l’intérieur de l’enceinte. En 1999, un projet d’aménagement et d’ouverture au public du château a été mis au point, proposant la reconstruction discrète d’une partie des bâtiments qui longe l’intérieur de l’enceinte, pour l’installation de salles d’accueil, d’expositions et de bureaux. Le montage ou la restauration des cinq escaliers des principales tours et l’installation d’un garde-corps sur le chemin de ronde rendent également possible la visite de l’enceinte. Les travaux correspondant à ce projet furent réalisés de 2004 à 2007.

Exposition du 25 juin au 23 octobre 2011

  • Moataz Nasr, né à Alexandrie en 1961, vit et travaille au Caire.

 Moataz Nasr

L’oeuvre de cet artiste autodidacte connaît depuis dix ans un retentissement international. Témoin clairvoyant du processus culturel complexe en cours dans le monde arabe, son oeuvre vise à transcender les particularismes locaux et les limites géographiques, pour rendre compte des inquiétudes, des tensions et des problèmes qu’on retrouve dans l’ensemble du continent africain et au Moyen-Orient. "Je suis très concerné par les problèmes politiques et sociaux. En tant qu’artiste égyptien, je suis affecté par ce qui se passe autour de moi et cela se voit dans mon travail". Son sentiment d’appartenance à un contexte géopolitique et culturel élargi est indissociable, dans ses productions comme dans sa vie, de l’approfondissement du lien intime qui le lie à ses origines.

Son oeuvre centrée sur son pays l’Egypte, ses traditions, son peuple et ses couleurs, est loin de toute forme d’exotisme, mais au contraire au plus près des préoccupations de tout un chacun. L’oppression des puissants sur les peuples, l’indifférence des individus, l’impuissance et la solitude sont les traits d’une humanité que Moataz Nasr met à nu : des faiblesses qui ne sont l’apanage d’aucun pays en particulier mais un aspect profond et général de la nature humaine. Par bien des aspects, une oeuvre prémonitoire pour mieux comprendre les transformations du monde aujourd’hui.

Inauguration en présence de l’artiste samedi 25 juin 2011 à 12h30. Pour de plus amples informations rendez vous sur http://www.moataznasr.com

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