LES PAYS DU GOLFE VEULENT COMBLER L’ÉCART ENTRE L’ÉDUCATION ET LE MARCHÉ DU TRAVAIL
Les pays du Golfe doivent collaborer pour faire coïncider l’éducation avec les futurs besoins du marché, au moment même où une explosion démographique est en train de transformer la région et son rôle de plus en plus crucial dans l’économie mondiale, ont déclaré hier des leaders d’opinion à l’approche du sommet mondial sur l’éducation qui se tiendra au Bahreïn.
Alors que le compte à rebours a commencé pour le Projet Education 2010, qui se déroulera du 8 au 10 octobre 2010, l’attention s’est concentrée sur un problème considéré comme l’un des plus urgents à résoudre pour les six Etats du GCC (Conseil de Coopération du Golfe). Un rapport récent de l’Economist Intelligence Unit (EIU), intitulé "The GCC in 2020: The Gulf and its People" fait observer qu’avec sa population, l’une des plus jeunes du monde et qui connaît aussi le plus fort taux d’expansion, le développement futur du Golfe dépend de la réussite des initiatives mises en oeuvre pour l’éducation et l’emploi de la nouvelle génération. Une incapacité à faire concorder l’éducation et les besoins du marché aurait pour conséquence un écart entre éducation et marché du travail.
Selon le Dr Mona Mourshed, qui dirige l’agence McKinsey & Co. au Moyen-Orient, "bien que la question de cet écart et de ses causes premières ait fait l’objet de nombreux débats, la recherche de solutions évolutives n’a pas autant progressée". Le Dr Mona Mourshed rejoindra les figures majeures du monde de l’éducation et de la politique à l’occasion du Projet Education pour débattre des meilleurs moyens de créer un système éducatif dans le Golfe afin de relever les défis à venir.
Ce forum, fondé à l’initiative de son Altesse Royale, le Prince Salman Bin Hamad Al Khalifa, Prince héritier du Bahreïn et président du Conseil de Développement Économique du Bahreïn (EDB), est organisé chaque année au Royaume. " L’EIU prévoit que la population du Golfe augmente d’un tiers, pour atteindre 53 millions en 2020, avec pour la grande majorité une moyenne d’âge inférieure à 25 ans. Cet état de fait présente à la fois des défis et des opportunités. Faire concorder l’offre et la demande sur le marché du travail local est crucial pour permettre la réalisation de nos objectifs communs en termes d’accompagnement de la diversification économique, de croissance et de création de meilleures opportunités pour tous", déclare Kamal Ahmed, directeur général de l’EDB, qui organise la conférence annuelle de Manama. " Une population majoritairement jeune peut être un facteur très positif et entraîner un fort développement économique à condition que de nombreux emplois aient été créés et que les compétences de la main-d’oeuvre correspondent à celles recherchées par les employeurs", ajoute Huda Al Ghoson, directeur général de la formation et du développement chez Saudi Aramco, qui interviendra lors de cet événement. " Il est donc impératif d’instaurer une collaboration et un partenariat efficaces auprès des éducateurs, des Etats et des entrepreneurs, afin de créer et d’accompagner durablement un contexte incitant à une formation tout au long de la vie, adaptée aux besoins du marché actuel. Une éducation de grande qualité est essentielle pour jeter les bases de la croissance future et ainsi satisfaire les besoins en perpétuel changement du marché du travail ; elle garantit aussi le développement et la croissance durables à tous les niveaux de l’économie".
La création d’opportunités de plus grande ampleur et d’emplois à haute valeur ajoutée dans un contexte de carrières professionnelles gratifiantes est au coeur du plan Vision 2030 du Bahreïn et de son ambition à contribuer à la croissance économique du GCC dans son ensemble. Ce processus est géré par l’EDB sous la supervision de son Altesse Royale le Prince de la Couronne. Le Projet Education lui-même est issu de l’expérience acquise par le Royaume en matière de projets éducatifs performants utilisés dans le monde entier. Le Bahreïn a ainsi été le premier pays du Golfe à lancer un système d’éducation public en 1919 et à ouvrir l’éducation aux femmes en 1928. "
Lorsque l’on parle des grands blocs économiques, on évoque l’Inde et la Chine. Notre souhait, ici au Bahreïn, est que l’on évoque désormais non seulement ces deux pays mais aussi ceux du Golfe. Une croissance économique durable qui offre des opportunités à tous n’est possible que si le bon système éducatif est mis en place. Nous devons donc travailler de concert pour créer un système qui forme un nombre de plus en plus important de diplômés – dont de plus en plus de femmes – possédant des compétences adaptées au secteur privé. Les enjeux sont différents selon les pays, mais beaucoup de nos problèmes sont les similaires. Le Bahreïn a déjà un beau palmarès à son actif, mais nous avons nous aussi encore beaucoup à apprendre. Notre objectif, avec la création du Projet Education, est de partager les meilleures pratiques et d’élaborer une feuille de route pratique qui puisse nous guider pour améliorer nos résultats", explique Kamal Ahmed.
"L’éducation est un problème économique", ajoute Waleed Al Banawi, directeur de l’organisation des jeunes chefs d’entreprise de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). "Nous devons créer le lien entre l’éducation et les compétences de la main-d’oeuvre... Il faut que ce soit un résultat impératif pour les entreprises. Il est temps que les pays du GCC consacrent leur énergie à la qualité de l’éducation, et fassent en sorte que les étudiants aient tout le bagage nécessaire pour affronter le marché du travail afin d’être prêts pour prétendre aux emplois de demain."
"De nombreuses entreprises manquent de ressources humaines suffisamment qualifiées pour se développer, être plus compétitives sur les marchés locaux et internationaux. Elles ont besoin d’employés qui possèdent une éthique de travail forte, l’esprit d’entreprise, la capacité à diriger, et qui aient reçu une formation professionnelle et technique de pointe. Combler cet écart permettra d’augmenter la valeur du capital humain tant pour les jeunes que pour les employeurs", précise Abeer Shubassi, responsable national de l’EFE (Education For Employment Foundation), qui interviendra aux côtés de Huda Al Ghoson et de Waleed Al Banawi lors de l’événement.
Le Projet Education est ouvert à tous les professionnels de l’éducation, toutes disciplines confondues, ainsi qu’à toutes les institutions des secteurs public et privé intéressées par le développement de nouveaux modèles et normes dans l’éducation.
L’inscription des participants se fait sur invitation uniquement. Pour plus d’information et pour vous inscrire en ligne, rendez-vous sur : www.educationprojectbahrain.org
FINÀ propos du Conseil de développement économique du Bahreïn (Bahrain Economic Development Board ou EDB) http://www.bahrainedb.com
Le Conseil de développement économique du Bahreïn (EDB) est une agence publique dynamique dont la responsabilité est de formuler et superviser la stratégie de développement économique du Bahreïn.Travaillant en étroite collaboration avec les institutions gouvernementales et les entreprises du secteur privé, la mission de l’EDB Bahreïn est de soutenir et diversifier l’économie du Bahreïn en développant une stratégie en faveur d’un environnement économique moderne, qui encourage les investissements étrangers et permette au pays de se positionner comme un acteur de choix sur le marché mondial.
L’EDB Bahreïn a pour vocation de contribuer à l’élévation du niveau de vie en créant de plus grandes opportunités pour les citoyens et de faire du Bahreïn le pays le plus accueillant et le plus propice aux affaires du Golfe.
L’EDB Bahreïn est également le garant de la mise en place de toutes les initiatives et réformes économiques du gouvernement.
Ses activités se concentrent actuellement sur six secteurs économiques cibles dans lesquels le Royaume offre des avantages considérables : les services financiers, les industries en aval, le tourisme, les services commerciaux, la logistique, et l’éducation et la formation.
Les porte-paroles de l’EDB Bahreïn sont :