Inde : 62e anniversaire de l'indépendance le 26 janvier

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L'Inde célébrera les 62 ans de la promulgation de sa constitution le 26 janvier 2012. A cette occasion, les autorités indiennes devraient considérablement renforcer la sécurité aux abords des lieux sensibles de la capitale et des principales agglomérations du pays.

Avec un taux de croissance 2011 attendu entre 6% et 7%, mais en-deçà de la moyenne affichée ces dernières années (9%), l’'Inde demeure une puissance émergente dont la sécurité interne reste toutefois fragilisée par des menaces diverses, parfois extrêmement localisées. Ainsi, la portée symbolique, et nationale, du 26 janvier accroît les risques de violence perpétrés par les différents courants terroristes, indépendantistes et séparatistes qui opèrent sur le territoire.

Identifiée comme la "principale menace sécuritaire du pays" en avril 2010 par le premier ministre Manmohan Singh et présente dans 20 des 28 états indiens, la rébellion maoïste est active depuis 1967 – principalement dans les zones rurales de l’est du pays -Etats du Jharkhand, Bengale occidental, Orissa, Bihar, Chhattisgarh et l'’Andra Pradesh- mais a gagné en intensité ces dernières années. Le mouvement entend ainsi fédérer le mécontentement des paysans, des tribus et des clans qui n’'ont pas pu bénéficier du développement économique qu'’a connu le pays au cours de ces dernières décennies. Sur le plan structurel, la rébellion regroupe plusieurs mouvements et courants antagonistes, dont les effectifs totaux sont estimés entre 10 000 et 20 000 combattants. Ces derniers contrôlent plusieurs espaces ruraux, riches en ressources. Outre l’'extorsion de propriétaires terriens et d’'entrepreneurs privés, leurs actions se traduisent également par des attaques à l'’encontre des forces de police, des commerçants et des entrepreneurs locaux. Les sites gouvernementaux et les axes de circulation -voies ferrées, transport routier- sont également visés.

Depuis 1980, les états du nord-est du pays Assam, Nagland, Manipur et Arunachal Pradesh et Meghalaya notamment – sont en proie à une insurrection ethnico-indépendantiste composite qui conteste l’'expansionnisme indien, la mauvaise répartition des revenus générés par l’'exploitation des ressources locales et revendique l’indépendance vis-à-vis du pouvoir central. Les festivités organisées le 26 janvier, ou pour le jour de l’'Indépendance 15 août, constituent traditionnellement des périodes de tensions, où ces groupes armées mènent des attaques visant les lieux de rassemblement ou les symboles étatiques.

En outre, la région du Cachemire reste également une zone sensible. Les mouvements séparatistes musulmans locaux, appuyés par l’'infiltration de ressortissants pakistanais le long de la Line of Control (LoC), sont en effet susceptibles d'’intensifier leurs actions contre les forces de sécurité, les élus locaux ou les militants nationalistes hindous. 

Enfin le risque terroriste, d'’origine islamo-radical, demeure latent à l'’échelle nationale. Outre la menace d’'attentats majeurs perpétrés par des militants radicaux pakistanais, à l’'image des attentats de Bombay du 26 novembre 2008, les forces de sécurité indiennes sont aussi confrontées à une mouvance interne, sous influence pakistanaise. En effet, le département d’'état américain a récemment placé les Moudjahidines Indiens - IM-  sur la liste noire des organisations terroristes internationales. Ainsi, après l'’attentat contre la cour de justice de Delhi en septembre 2011, revendiqué par IM, les autorités indiennes seront placées en état d'’alerte maximum dans la capitale, où doit se dérouler l'’essentiel des festivités du 26 janvier.

 

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