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Deux employés civils des casques bleus au Darfour ont été enlevés par des hommes armés. C'est le premier enlèvement juste après des déclarations controversées sur la fin présumée de la guerre dans cette région de l'ouest du Soudan. Des hommes armés ont attaqué une résidence du personnel de la Minuad à Zalingei, au Darfour. Ils ont enlevé deux membres civils de la mission, un homme et une femme.Trois enlèvements visant des travailleurs humanitaires étrangers ont eu lieu au Darfour depuis l'émission en mars 2009 d'un mandat d'arrêt de la cour pénale internationale (CPI) contre le président de la république du Soudan, Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour. L'enlèvement des employés de la Minuad survient deux jours après les déclarations controversées du chef des opérations militaires de la mission, le général nigérian Martin Luther Agwai. "Aujourd'hui, je ne dirais pas qu'il y a une guerre au Darfour", avait déclaré M. Agwai, qui sera remplacé la semaine prochaine par le Rwandais Patrick Nyamvumba."C'est vraiment un conflit de basse intensité, la phase de la guerre à grande échelle est terminée", avait-il ajouté, faisant écho aux propos du chef de la mission, Rodolphe Adada. Celui-ci avait affirmé en avril au Conseil de sécurité que le Darfour était l'arène d'un conflit de "basse intensité". Les propos du général Agwai ont été critiqués par la rébellion du Darfour, notamment le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles, et le dirigeant rebelle Abdelwahid Mohammed Nour, chef d'une importante faction de l'Armée/Mouvement de libération du Soudan (SLA/M-Abdelwahid).
