The grand tour est de retour sur les écrans

The Grand Tour, animé par Jeremy Clarkson, Richard Hammond et James May, revient pour une deuxième saison le 8 décembre 2017, exclusivement sur Amazon Prime Video.

Le trio de choc fait son retour dans la plus populaire des émissions automobiles, où l’on peut suivre les aventures insolites des 3 compères, qui enchaînent des défis loufoques aux 4 coins du monde, au volant de superbes bolides. Dans le premier épisode, les 3 animateurs filent en Suisse pour comparer une Lamborghini Aventador S et une Honda NSX hybride à la supercar croate tout électrique Rimac Concept One. Qui du passé, du présent ou du futur l’emportera ? 

Tout au long de la saison 2, le trio voyagera également en Croatie, au Mozambique, à Dubaï, en Espagne, au Colorado et à New-York, entre autres…   

La saison 1 de The Grand Tour a battu des records d’audience lors de sa première diffusion en novembre 2016 signant ainsi le meilleur démarrage jamais réalisé par une série sur Amazon Prime Video.

The Grand Tour est également le programme le plus téléchargé sur l’application Prime Video. Les abonnés peuvent revoir l’intégralité de la saison 1 à tout moment sur Prime Video et se tenir informés des dernières actualités de The Grand Tour sur Facebook et Twitter.  The Grand Tour est disponible en résolution 4K Ultra HD, exclusivement sur Amazon Prime Video.  

Les abonnés Prime pourront également suivre la nouvelle saison instantanément, partout et tout le temps via l’application Amazon Video pour téléviseurs Smart TV, appareils mobiles, Amazon Fire TV et Fire TV Stick et tablettes Fire, sur Xbox, PlayStation, Wii et Wii U, ou directement à l’adresse www.amazon.fr/primevideo

Les clients français d’Amazon Prime peuvent bénéficier de 30 jours d’essai gratuit. L’adhésion est ensuite proposée au tarif de 5 euros 99  cts par mois ou 49 euros par an.

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Jéremy Clarkson Jeremy

©Amazon Prime Video.

Jéremy Clarkson est né en 1960 à Doncaster, dans le Yorkshire, au nord de l’Angleterre, région réputée pour leur tendance à l’éxagération et pour ses habitants qui passent leur temps à hurler très fort. Elève de la prestigieuse école privée Repton School, sans vraiment être assidu en cours, il se fait embaucher dans un journal local et se fait connaître pour ses articles tel que "Près de 50 milliards de personnes ont assisté à une vente de gâteaux". Grâce à une rencontre fortuite avec un producteur de la BBC, il entre au casting de l’émission phare Top Gear, et vous connaissez la suite. À part les jet-packs, mais ça, c’est pour plus tard.
 
Présentez-nous la seconde saison de The Grand Tour.
 
J’allais dire que cette deuxième saison de The Grand Tour est très proche de la première saison… mais en fait, non, ce n’est pas tout à fait vrai, car nous avons supprimé ce qui déplaisait aux spectateurs et nous l’avons remplacé par d’autres ingrédients qu’ils vont aimer. Enfin j’espère.
 
Dans quels endroits vous êtes-vous rendus et qu’est-il arrivé à la tente ?
 
Pour la saison 2, on a installé la tente dans un endroit pratique qui se trouve être, par le plus grand des hasards, le fin fond de mon jardin ! Tout le monde s’exclame, "Ah bon ?! Mais ce n’est plus un grand tour alors ?! " et pourtant si… car ces derniers mois, nous sommes allés au Mozambique, en Espagne, deux fois en France, en Italie, deux fois au Canada, à New-York, dans le Colorado et je pourrais continuer encore longtemps. Le Terminal 5 de Heathrow est mon nouveau chez-moi, où je reviens et d’où je repars pour tourner le programme. Si, vraiment, c’était un vrai grand tour, vous pouvez me croire !
 
Avez-vous visité plus d’endroits que pour la première saison ?

Oui, il y a beaucoup plus d’endroits visités cette saison que pour la première, vraiment beaucoup plus. On n’a fait qu’une demi-douzaine de séquences au Royaume-Uni. Et tout le reste dans le monde entier.
 
Et qu’avez-vous donc fait dans ces différents endroits ?
 
Comme je passe à la télévision, les gens m’écrivent parfois. Souvent, la personne qui m’écrit se prénomme Minaroboy6321 ou quelque chose comme ça. Untel me dit qu’il n’a pas apprécié le scénario de nos aventures, qu’il n’aime pas ce qui est scénarisé, parce qu’il s’est habitué à être surpris par les vidéos sur YouTube, où quelqu’un se casse la figure ou un chat tombe dans le vide-ordures, vous voyez ? Quand ils regardent un film, un James Bond par exemple, ces gens-là n’aiment pas avoir le sentiment qu’ils savent ce que va faire le héros. C’est ce qui nous a amenés à vouloir tourner en Croatie où rien ne serait prévu. Et c’était effectivement très drôle. Tout a foiré comme vous pouvez l’imaginer. Toutefois, en général tout ce que nous devons faire est soigneusement pensé et planifié. Parfois, ça déconne, c’est vrai, mais pas toujours. C’est la vie, quoi. Mais oui, le tournage en Croatie était définitivement le plus intéressant, car nous n’avions aucune idée de ce qui allait se produire chaque jour. On ne savait même pas où on allait.
 
Aviez-vous un objectif global ?
 
Non, car ce qu’aime Minaroboy, c’est quand un chat tombe dans une machine à laver. Vous pouvez filmer votre chat toute la journée, mais vous aurez des heures et des heures et des heures où rien ne se passe, c’est pourquoi on a inventé la télévision. C’est ce qui fait tout le divertissement.
 
Quels défis avez-vous dû relever cette saison ?
 
Certains défis nous ont été imposés à tour de rôle, par la direction, d’autres par le producteur, un certain M. Wilman. Ce que nous avons fait de plus périlleux et intéressant cette année, c’est d’amener trois vieilles Jaguar tout en haut d’une station de ski qui s’appelle Telluride aux Etats-Unis. On a essayé de les piloter sur la neige du point le plus haut jusqu’à la ville en contrebas. Dit comme ça, ça a l’air tordant. Pouvoir descendre ainsi la piste bleue ou verte, c’était génial ! Mais certaines portions étaient comme des pistes noires, à pic, très étroites, abruptes, gelées et vraiment pas faciles à appréhender. On a serré les fesses à plusieurs reprises, c’était franchement effrayant à vrai dire, mais nous sommes tous arrivés en bas sains et saufs.
 
Ai-je raison si je dis que vous trois avez dû aller à l’hôpital pour une raison ou pour une autre cette année ?
 
Oui, nous sommes tous allés à l’hôpital cette année pour différentes raisons. Hammond parce qu’il ne sait pas conduire, évidemment. Moi, j’ai attrapé une pneumonie à Majorque où il faisait environ 38 degrés. Quant à James, il préfère qu’on ne révèle pas ce qui lui est arrivé. Nous ne le savons pas d’ailleurs, il n’a pas voulu nous le dire. Il a prétendu que c’était une intoxication alimentaire, alors que je l’ai déjà vu manger de la boue sans tomber malade ! Je ne sais donc pas ce qui a bien pu lui arriver, mais il a dû s’absenter deux semaines. Hammond a été absent 6 semaines, et moi 5, ce qui a beaucoup retardé le tournage.
 
Aimez-vous toujours l’idée d’aller visiter différents endroits ?
 
J’adore ! Il y a sûrement des endroits sur Terre dont je me fiche pas mal et où je me passerais bien de retourner, parce que "Ouais, j’connais, j’y suis déjà allé". Mais, jamais je n’ai atterri à Nice, à Johannesburg ou même à Los Angeles, sans trépigner comme un gamin. J’ai beau y être allé plusieurs fois, je ressens toujours le même enthousiasme. Imaginez, vous atterrissez dans ce tout petit aéroport au Mozambique et vous vous dites « Je ne connais pas, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire et trouver ici ?". C’était génial !
 
Et à l’inverse, quelle est selon vous l’idée la plus stupide de cette nouvelle saison ?
 
Je pense que l’idée la plus débile, c’est Richard Hammond qui l’a eue quand il a dit "Je vais gravir une fois de plus la colline avec cette supercar croate tout électrique".
 
Le divertissement tient beaucoup au fait que vous trois vous chamaillez en permanence. Ne trouvez-vous jamais les autres animateurs réellement agaçants ? Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez changer chez eux si vous le pouviez ?
 
Ce qui fait que le programme fonctionne, c’est que nous sommes tous très différents. Nous n’avons pas d’amis en commun et très franchement, il n’y a aucune raison que nous passions du temps ensemble en société en dehors de l’émission. Je suis allé une fois à un concert de James Blunt avec James, c’est la chose la plus étrange que j’aie vécue. J’ai aussi vu Roger Daltrey & Wilko Johnson avec Hammond. Ce sont les deux seules fois où on a pu se voir en dehors du travail depuis que nous travaillons tous les 3, et au final, même si nous sommes tous très différents, ça fonctionne bien à la télé. On sait comment s’y prendre les uns avec les autres, on s’entend bien, même si on a pu prétendre le contraire. Au fil des années, on a appris à se connaître et on s’entend vraiment très bien. C’est vrai que James me rend fou par son côté méticuleux, parce que je suis tout l’inverse. Tout me va, je m’en fiche complètement, alors que lui, il se soucie de chaque détail. Quant à Hammond, eh bien, ce n’est pas sa faute, comme il ne sait pas conduire, il a fait des tonneaux et s’est endommagé le cerveau. Il ne retient rien, en partie parce que ça ne l’intéresse pas, et aussi parce qu’il a eu des lésions au cerveau. Vous lui dites quelque chose et 5 secondes plus tard, c’est sorti de sa tête. Mais ce n’est pas entièrement de sa faute comme je vous le disais. Et ça n’a pas beaucoup d’importance en fin de compte, car nous formons une bonne équipe tous les trois à la télévision. 
 
Souvent, vous vous lancez des défis pour savoir lequel de vous trois arrivera en premier.
Y a-t-il des moments cette saison où vous avez pu démontrer votre évidente supériorité ?

 
Oui, tout le monde sait que je suis toujours le premier, le plus rapide et le meilleur. Regardez-moi ! Dans les faits, chacun veut gagner, on veut toujours gagner, mais ce qui est bien, c’est que nous acceptons l’échec tous les trois. Partout ailleurs, dans le monde de la télévision, on fait semblant d’avoir des doutes, de mettre du suspens : vont-ils attraper le train ? Est-ce que le chien va survivre ? Et en fin de compte, tout se passe bien. Alors qu’avec nous, le chien ne survit pas toujours et on rate parfois le train, comme dans la vraie vie. Vais-je obtenir cette promotion au bureau ? Ben, non, je ne l’ai pas eue. Quand les gens nous regardent tous les trois, ils se disent "Ah, OK, c’est pas si grave d’échouer, si ma vie n’est pas aussi formidable que je l’avais rêvée et si je dois finalement me déplacer à vélo, pas de problème". Ce qu’il faut retenir, c’est qu’on n’a pas peur de perdre.
 
Les gens trouvent votre sens de la répartie amusant. Vous souvenez-vous d’un moment en particulier où vous avez dû faire une pause tellement vous vous faisiez rire ?
 
Hammond est très drôle, vraiment très drôle, ennuyeux la plupart du temps quand la caméra ne tourne pas, mais très drôle sinon, il faut bien le reconnaître. Rien qu’au déjeuner ce midi, et cela fait 15 ans qu’on travaille ensemble, il m’a tellement fait rire que j’en avais mal au ventre.
 
De tous les endroits que vous avez visités, si vous deviez n’en retenir qu’un, où iriez-vous ?

Nous sommes allés dans le Sud-Ouest de la France et ce n’est pas une épreuve de devoir y séjourner. Je ne suis jamais allé au Danemark, alors que j’ai toujours dit que ce serait là que j’irais volontiers si je devais quitter la Grande-Bretagne pour quelque raison que ce soit. Mais c’est vrai que le Sud-Ouest de la France est très agréable. Nous étions à côté de la charmante ville de Pau où s’est tenu le tout premier Grand Prix urbain en 1901. Ils continuent de faire des courses dans ces mêmes rues encore aujourd’hui, les ont les rues à la circulation pour nous et offert 140 places de parking aux gens qui n’ont pas déplacé leur voiture pour le tournage. Imaginez le truc ! Je serais extrêmement heureux si on m’obligeait à aller vivre dans le Sud-Ouest de la France.
 
Quelle est votre voiture préférée cette saison et celle que vous avez le plus détestée ?
 
La voiture que j’ai le plus détestée est aussi celle que j’ai le plus aimée, à savoir l’Aston Martin DB4 GT. Cette voiture a été fabriquée de 1959 à 1964 environ, puis récemment, ils ont décidé de reprendre la fabrication avec exactement les mêmes matériaux qu’auparavant, avec des freins légèrement plus précis et c’était un vrai kiff pour moi que de pouvoir conduire cette voiture. Vous la regardez, vous diriez que c’est une Aston à la James Bond, mais c’est une version un peu spéciale par rapport à celle que Bond a piloté, une version modernisée. C’était donc fabuleux, sauf qu’il faisait extrêmement chaud, sans climatisation, car bien sûr c’est un modèle du début des années 60. Les vitres ne se baissaient pas, la chaleur que le moteur dégageait à l’intérieur était insupportable et on ne pouvait pas débrayer deux fois, ni employer la technique du talon-pointe, il fallait conduire comme à l’époque. La boîte de vitesse était vraiment très dure. C’était donc affreux et merveilleux à la fois, mais j’aime vraiment beaucoup cette voiture.
 
Quelle serait la voiture que vous mettriez dans une capsule spatiale ?
 
Si on devait choisir une voiture à mettre dans une capsule spatiale pour montrer notre plus bel accomplissement aux générations futures ou aux extraterrestres… je dirais la Bugatti Chiron… la dernière Bugatti qui est dans la saison 2. Je l’ai conduite en France et en Italie pour aller skier et vivre comme un jet-setteur. Mais j’y mettrais aussi une Lexus LFA, car la Bugatti est ce que l’homme a fait de mieux de par son incroyable vitesse, mais le moteur d’une Lexus, de cette Lexus en particulier… c’est incomparable ! Le vrombissement de ce moteur V10 ! J’en ai la chair de poule, je frisonne de plaisir rien que d’en parler. Tout ce qui fait que je m’intéresse aux voitures, la LFA, elle l’a. Pour la Bugatti, je dirais "Bien joué les Allemands, vous avez fait une voiture incroyable !". Mais la LFA, elle, a pris forme dans l’esprit d’un jeune enfant japonais qui aimait les voitures, ils l’ont laissé faire et voilà ce qu’il a créé… un truc de dingue !

 

Richard Hammond Richard

©Amazon Prime Vidéo

Richard Hammond est né en 1969 dans la petite ville de Solihull, qui se trouve près de Birmingham en Angleterre, bien qu’elle s’en défende. Il a débuté sa carrière à la radio locale avant d’animer une émission sur le câble consacrée à l’automobile, où il a pu prendre tout le temps de perfectionner ses talents de présentateur, sachant que personne ne regardait. En 2002, il a percé en rejoignant l’émission Top Gear de la BBC et n’a plus jamais regardé dans le rétroviseur, sauf pour s’insérer dans la circulation. Il vit pas très loin des Pays de Galles et est surnommé le Hamster – uniquement par les gens qui ne l’ont jamais rencontré.
 
Richard, présentez-nous la deuxième saison de The Grand Tour…
 
La deuxième saison de The Grand Tour démarre bientôt. Nous espérons avoir tiré les enseignements de la première saison et n’avoir retenu que les bonnes choses. A vrai dire, nous avons retravaillé les meilleures parties pour les rendre encore meilleures, et on y a ajouté quelques nouveautés. Comme d’habitude, notre intention est de faire toujours mieux et de viser plus grand.
 
Quelles parties du monde avez-vous visitées ?
 
Pour la saison 2, nous continuons de parcourir le monde, le plus souvent au volant de voitures pas faites pour ça. Nous sommes allés dans le Colorado, au Canada également, mais pas uniquement dans des endroits qui commencent par la lettre C.  On a tourné dans le Sud-Ouest de la France, en Espagne, bref un peu partout dans le monde… au Mozambique, en Suisse, et dans beaucoup d’autres endroits. 
 
Et diriez-vous que vous avez plus voyagé que dans la première saison, si c’est seulement possible?Avez-vous élargi votre terrain de jeu?
 
Dans cette saison 2, il est clair que les déplacements à l’étranger font partie intégrante du tournage, c’est d’ailleurs ce que les gens apprécient surtout dans le programme. On a bien compris et intégré qu’à chaque fois que nous amenons le spectateur en voyage, nous lui faisons vivre des expériences inimaginables dans des endroits où il n’a peut-être jamais pensé se rendre. C’est une façon unique de découvrir des endroits et nous y tenons beaucoup. Les gens apprécient ça, ils aiment voir des coins qu’ils ne verraient probablement jamais.

À quels défis ou compétitions avez-vous participé cette saison et lequel d’entre vous a gagné ?
 
On ne peut pas s’empêcher de se lancer des défis entre nous. Le plus souvent, nous apprécions cette saine concurrence, dans les épreuves de côtes, de ski et les courses de vitesse, le plus souvent à bord de véhicules inhabituels dans des endroits inhabituels, et parfois même dans des conditions totalement inadaptées. On aime ça, donc on continue.  
 
Pouvez-vous nous parler de ce qui n’a pas fonctionné comme prévu cette saison et nous donner un exemple d’un ratage complet ?
 
Qu’est-ce qui a foiré cette saison ? Eh bien, on a dû manquer un avion ou deux, mais ce n’est que de la logistique. Ce n’est pas simple de se déplacer à plusieurs comme ça dans le monde entier. J’ai eu un léger accident en Suisse en marche arrière sur la route à bord d’une voiture plutôt rapide et je suis aussi tombé plusieurs fois de moto au Mozambique. En fait, ce qui cloche, c’est que je me fais mal systématiquement.
 
Ai-je raison de penser que vous avez tous dû vous rendre à l’hôpital cette saison, mais pas nécessairement pour des blessures liées à votre conduite ?
 
À mi-chemin du tournage de cette saison de The Grand Tour, quelque chose a déraillé chez chacun d’entre nous. Nous avons tous fini à l’hôpital. Je me suis cassé le genou dans un accident, Jeremy a réussi à attraper une pneumonie à Majorque. Il faut dire qu’il fait vraiment froid et humide là-bas, il aurait attrapé ça sur un super yacht, enfin c’est ce qu’il dit. James a dû être transféré à l’hôpital pour quelque chose dont il ne veut pas parler. Comme cela nous paraît suspect, on en a déduit que ça devait se passer par ici, en bas. Donc, oui, en fin de compte, nous avons dû être hospitalisés tous les trois, mais pas au même moment, à tour de rôle, comme pour un relais ! James est sorti, je me suis blessé, j’étais à l’hôpital, j’en suis sorti et là c’était au tour de Jeremy d’y aller. Visez l’intelligence collective ! On a réussi à se faire excuser et à ne pas travailler pendant plusieurs mois. Une organisation de génie !
 
À quels moments cette saison avez-vous trouvé les deux autres les plus exaspérants et pourquoi ?
 
Quand vous travaillez de longues journées ensemble, il y a toujours un moment où les deux autres vous irritent. Le pire c’est quand ils sont éveillés et conscients et qu’ils parlent de tout et de rien. Donc tant qu’ils sont absents ou qu’ils ne parlent pas ou ne bougent pas, j’arrive à oublier qu’ils m’agacent, sauf quand j’y repense. Conclusion, ça va, du moment qu’ils ne sont pas dans ma tête ou en face de moi. Si on ne me parlait jamais d’eux et qu’on pouvait oublier leur existence, je ne les trouverais agaçants ni l’un ni l’autre.
 
Vous étiez donc très heureux d’être hospitalisé ?
 
J’étais effectivement très heureux d’être hospitalisé en Suisse puisqu’ils n’étaient pas là. J’étais bien, seul avec ma jambe mal en point et ma télé, entouré d’infirmières et de médecins qui m’ont remis sur pied. C’étaient des moments merveilleux, ça me manque, d’ailleurs !
 
Est-il vrai qu’en Croatie, peut-être lors de votre premier voyage sur place, vous avez été parachutés sans aucun plan particulier, juste pour voir comment les choses allaient tourner ?
 
On a choisi d’aller tourner en Croatie suite à des critiques de spectateurs qui se plaignaient que les choses étaient trop scénarisées. Nous avons donc imaginé un tournage à l’aventure, sans aucun script. En fin de compte, c’est mieux quand on prévoit, comme vous pourrez le constater. Ça manque de cohésion, chacun d’entre nous agit dans son coin et, finalement, on est passé à côté de choses que nous aurions pu faire si le voyage avait été préparé.
 
Concernant les voitures, quelles sont celles que vous avez pu piloter cette saison et qui vous ont particulièrement inspirées ?
 
Chaque saison, nous avons la chance de conduire des véhicules évocateurs qui ne nous laissent pas indifférents. La moto que j’ai dû piloter au Mozambique ne m’a pas marqué, c’est certain. Par contre, j’ai conduit une McLaren 720S à couper le souffle, mais attendez de voir, vous vous ferez votre propre opinion. Je l’ai adorée. La Lamborghini Huracán version Performante, c’est encore autre chose, un vrai kiff. Je ne veux pas trop en dire, mais nous avons pu conduire d’anciennes Jaguar et j’ai vraiment adoré la mienne, aucun doute ! Bien sûr, les véhicules sont au cœur du programme, c’est légitime. Nous sommes des geeks, des fondus de voitures, c’est bien pour les spectateurs, car ce n’est pas nécessairement leur cas. On s’en charge pour eux, mais il faut reconnaître que parfois, on se dit qu’on est vraiment chanceux de pouvoir faire de telles expériences.
 
Si on vous demandait quel véhicule vous souhaiteriez mettre dans une capsule spatio-temporelle, lequel choisiriez-vous ?

 
Je pense que c’est le meilleur moment pour faire ce que nous faisons, pour commenter les qualités des voitures, car nous sommes dans une période de profond changement. Nous assistons à des changements qui sont parmi les plus importants depuis l’invention des véhicules motorisés… Mais si je devais choisir un modèle pour montrer aux extraterrestres ce dont nous sommes capables, je choisirais probablement – et j’entends déjà les rires moqueurs tellement c’est prévisible – une Jaguar type E Roadster de 1961 ou 1962, car c’est pour moi l’incarnation de l’ambition, de la beauté et de la grâce. Elle vient d’un temps où on n’édulcorait pas tout et n’importe quoi sous prétexte de penser à la sécurité des piétons, à la sécurité des passagers en cas d’accident, aux considérations économiques, etc. Non seulement elle était dotée d’un moteur surpuissant, un magnifique 3,8 litres, l’un des moteurs les plus emblématiques de tous les temps, au service d’un bolide arborant l’une des plus belles lignes jamais imaginées. Elle vibre de toute sa beauté et sa grâce avec la vitesse et culmine au sommet de ce que l’industrie de la motorisation a à offrir ; bien au-dessus des modèles de l’industrie automobile d’aujourd’hui simplement conçus pour faire ses courses et aller travailler. Elle vient nous interroger sur notre nature d’être humain, elle nous parle d’image, de territoire, de domination, de vitesse. Je pense que la type E incarne tout cela par sa simplicité, sa beauté, sa beauté inégalée. Elle est tout simplement magnifique, c’est incontestable.
 
De tous les endroits que vous avez visités lors de ces deux saisons, y a-t-il un lieu qui vous a particulièrement séduit, où vous pourriez vous installer ?
 
Où que vous alliez en voyage, il y a toujours un moment où l’on se dit "je pourrais vivre ici". L’Afrique est un grand continent, mais dans certains endroits, et j’ai beaucoup voyagé en Afrique, il m’est arrivé de penser « Tu sais quoi, je pourrais m’installer ici ». Je pense que ça tient en partie au fait d’être britannique. Le relief est très similaire, mais tout est démultiplié. Les étendues à perte de vue, les vues du ciel… Je crois que je pourrais m’installer aussi bien au Botswana que dans le Lake District au NordOuest de l’Angleterre, car c’est l’endroit sur terre que je préfère.
 

 James MayJames

©Amazon Prime Video
James May est né au XVIIIe siècle dans la ville de Bristol. Il a étudié la musique à l’université, même s’il rêvait secrètement de motos anciennes. De sa carrière à ce jour, on retiendra qu’il a été viré de chez Autocar, congédié par Driven et libéré de ses obligations par le magazine CAR. Dans le passé, il a présenté Top Gear et figure désormais au casting des animateurs de The Grand Tour, jusqu’à son prochain licenciement. Il vit à Londres, où il joue du piano, fréquente les pubs et démonte des carburateurs, souvent les trois en même temps.
 
En quoi selon vous la saison 2 de The Grand Tour est-elle supérieure à la première ?
 
La saison 2 de The Grand Tour est meilleure que la saison 1, car nous sommes dans une vraie dynamique d’amélioration continue, comme le font la plupart des fabricants de lessive. Nous nous réservons donc le droit de perfectionner notre produit au profit du spectateur.
 
Pouvez-vous en dire un peu plus sur les endroits que vous avez visités ?

 
Pour cette saison 2, nous sommes allés au Mozambique, dans le Colorado, je suis allé en Espagne et plus précisément à Majorque, là où Jeremy Clarkson a soi-disant attrapé une pneumonie, juste avant qu’il n’en chope une à Ibiza. Je suis aussi allé à New York, en Allemagne et dans les Cotswolds. Je préfère l’Allemagne.
 
Pouvez-vous nous parler de quelques-uns des défis que nous verrons dans cette nouvelle saison ?
 
À mon sens, le plus grand défi auquel nous avons été confrontés dans cette nouvelle saison est de réussir à travailler ensemble une fois de plus toute une saison, ce qui est vraiment un énorme défi. À part ça, nous avons été contraints de conduire dans des conditions intéressantes, dans la poussière, sur la glace, dans la neige, en surplombant des précipices vertigineux, sur des chaussées et des reliefs accidentés, et tout ceci au volant de voitures de très mauvaise qualité et en jurant comme pas deux. 
 
Que retenez-vous de ces défis qui s’est mal passé, voire très mal passé ?
 
Je dirais que ce qui cloche – nous y sommes habitués – c’est notre quotidien. Quant à ce qui a  vraiment failli mal finir, eh bien… j’ai failli me noyer et je dois reconnaître que c’était ma faute. Richard Hammond a dû se mettre en arrêt parce qu’il s’est fait bobo au genou. Jeremy Clarkson a dû se soigner pour une pneumonie, mais ce n’est rien comparé à l’obligation de tourner ensemble les émissions de cette saison de The Grand Tour, dont je garde un souvenir de décrépitude générale. Et sinon parmi les petits incidents qui ont parsemé le tournage, Richard Hammond est de nouveau tombé de moto. Je n’ai rien vécu de réellement catastrophique cette fois-ci. 
 
Et tout le monde va bien à présent ?
 
Je vais bien, personnellement. Jeremy Clarkson est toujours aussi emmerdant, on dirait que son épisode de pneumonie et son hospitalisation ne lui ont pas suffi, même si c’était une excellente occasion de le faire réfléchir. Richard Hammond a désormais une jambe sept millimètres plus courte que l’autre. 
 
Si vous repensez à ce qui s’est passé pendant ces 12 derniers mois, quels sont selon vous les moments les plus drôles ?
 
Les moments les plus drôles ? C’est plutôt marrant à vrai dire de tourner The Grand Tour. Si on ne trouvait pas ça marrant, on trouverait ça un peu pathétique pour des gens de notre âge.  Mais oui, je me souviens d’un moment très drôle quand j’ai cru que j’avais perdu mes freins alors que je descendais une pente très glissante et abrupte dans une vieille Jaguar. Ce n’était pas le cas en réalité, mais même si les feux de détresse s’étaient allumés, les freins ont fonctionné. Toutefois, ça n’a pas fait grande différence, car nous étions sur une pente gelée avec un très fort dénivelé. Les deux autres ont bien ri. Sinon, il y a aussi eu la chute de moto de Richard Hammond. Je n’ai pas tout vu, car je n’étais pas assez près de lui, mais j’ai visionné le film après coup et je regretterais presque de n’avoir pas pu assister à l’événement en direct. C’est un peu comme d’avoir manqué la Coupe du Monde de 1966 et de ne pouvoir la regarder que sur un vieux poste de télé en noir et blanc et avec une image floue. 
 
Je ne dis pas ça pour Amazon, hein, car les programmes sont d’une netteté et d’une qualité exceptionnelles, en résolution 4K et tout, et ils vendent aussi des livres, des DVD, de la musique, etc. (!) 
 
Quand vous descendiez le flanc de la colline et que vous pensiez que les freins avaient lâché, avez-vous vu se dérouler le film de votre vie ? Et si oui, qu’avez-vous vu ?
 
Oui, c’est bien ce que j’ai vécu, mais je dois avouer que c’était décevant. 
 
À quel moment au cours de l’année écoulée avez-vous trouvé vos coprésentateurs particulièrement pénibles ou agaçants ?
 
Aïe ! Eh bien, pour que je puisse vous dire à quel moment j’ai été le plus agacé de devoir côtoyer mes coanimateurs au cours des 12 derniers mois, c’est-à-dire pendant le tournage de la saison 2, il faudrait que je retienne un jour en particulier où je les ai trouvés encore plus agaçants que les autres jours... Je ne suis pas sûr de pouvoir identifier ce jour-là en particulier, pour être tout à fait honnête, je suis désolé. 
 
Y a-t-il un moment où vous avez démontré votre supériorité, intellectuelle ou autre, par rapport à vos deux coanimateurs ?
 
Il y a bien un moment où ce qu’on pourrait appeler ma supériorité intellectuelle, humanitaire et stylistique sur mes collègues est d’une évidence manifeste : chaque fois que j’entre dans la pièce à vrai dire.
 
La ou lesquelles des voitures que vous avez pu conduire cette saison se démarque(nt) des autres ?
 
Plusieurs supercars comme la Honda NSX, certaines anciennes Jaguar, certaines petites voitures très modestes comme la Volkswagen GTi, la plus petite voiture que fabrique Volkswagen, à partir de tôles d’acier moulées à chaud si vous voulez. C’est d’ailleurs une voiture que j’aime tout particulièrement parce que je suis fou des petites voitures toutes simples. J’aime bien la réaction viscérale et émotive que ce genre de voiture stimule chez moi, j’aime son bruit, les sensations qu’elle fait vivre, sa petitesse, sa facilité de contrôle, sans pour autant être ridiculement puissante. Ce n’est pas vraiment une voiture rapide, mais elle donne l’impression d’en être une. La conduire relève de la performance. Un peu comme pour la musique, ce n’est pas tant une question de volume ou de nombre d’instruments, c’est une question de performance et la petite GTi fait ça à la perfection, je trouve. Je pense que les deux voitures que j’ai eu la chance de conduire qui m’ont fait cette impression sont celle-ci et la Kia Picanto GT Line, qui se trouve être le modèle le plus cool de la gamme Picanto. J’ai donc beaucoup aimé ces deux voitures, mais j’ai aussi aimé conduire la Honda NSX, car c’est un modèle très évolué, avec un système hybride fantastique. Elle dispose d’un mode silencieux qui la rend très civilisée. Elle paraît très érudite par rapport à, disons, ma Ferrari. Je ne dis pas ça pour faire genre « J’ai une Ferrari », mais j’en ai une, c’est le cas, et ça fait un peu old school, je trouve.
 
Y a-t-il des prouesses techniques qui vous ont particulièrement frappé ?
 
Eh bien, si je peux poursuivre avec la NSX, puisque nous parlons ingénierie, je pense qu’il y a quelque chose de très, très intelligent dans le système hybride… Rappelez-vous que Toyota a commencé à travailler sur la Prius dans les années 60. Ils étaient très visionnaires, je crois qu’ils ont commencé à travailler sur le train propulseur en 1968, bien avant que quiconque s’inquiète de considérations environnementales ou autres, c’était plutôt dans un souci d’optimisation du rendement du moteur à combustion interne. Il a de nombreux défauts, son mouvement alternatif de va-et-vient a dû être remplacé par un mouvement rotatif, puis par des mouvements de va-et-vient qui actionnent les soupapes.  
 
Pour pallier à ces inefficacités et aussi pour consommer moins de carburant, on l’a combiné avec un moteur électrique et une batterie, voilà tout. Puis on a voulu réduire l’impact du moteur à combustion interne en raison de la question des émissions, mais quand vous mettez un moteur comme ça dans une voiture comme la NSX, ou une LaFerrari ou une Maclaren P1, ou la Porsche 918 que nous avions conduite dans la saison 1, on doit augmenter l’impact du moteur à combustion interne, car le moteur est plus petit, avec des turbocompresseurs pour plus d’efficacité, et le système hybride est là pour obtenir plus de puissance sans en faire un monstre.  
 
C’est ce qui rend la NSX fascinante, même si je sais que les gens sont nombreux à la trouver un peu ennuyeuse, un peu « mainstream » ou sans âme, mais ce n’est pas le cas. C’est l’expression de l’ingéniosité de l’humanité, car elle est intelligente, civilisée, elle est parfaitement dans l’air du temps, je pense. C’est toujours une supercar, qui vous procurera du plaisir et que vous pourrez sortir du garage en silence. 
 
Que diraient Richard et Jeremy s’ils venaient d’entendre ce que vous venez de dire ?
 
Ils diraient probablement que j’ai encore fait des longueurs ou quelque chose comme ça. Jeremy n’aime pas la NSX pour des raisons que je n’ai pas encore toutes examinées dans le détail. Je ne suis pas sûr que Hammond l’ait suffisamment conduite pour se forger une opinion. 
 
Si vous pouviez changer quelque chose au sujet de vos coprésentateurs, une chose par personne, qu’estce que ce serait ?
 
Je les échangerais illico contre d’autres présentateurs. 
Vous avez dorénavant deux saisons à votre actif qui vous ont amené à voyager un peu partout, avez-vous une destination préférée ?
 
Si je devais choisir un endroit… Eh bien, je trouverais ça impossible, car chacun est fascinant pour une raison ou pour une autre. Mais si je devais retenir un endroit particulièrement répréhensible, que nous avons visité lors de la saison 2 de The Grand Tour, je dirais probablement les collines des Cotswolds. 
 
Dans cette saison, votre trio parcourt le monde entier. Trouvez-vous que l’on vous reconnaît davantage ou d’une façon différente d’il y a quelques années ?
 
On nous reconnaît partout. Et pour être honnête, c’est toujours une surprise en ce qui me concerne parce que j’ai tendance à l’oublier. Je ne dis pas ça par fausse modestie, mais j’oublie ce que nous faisons et surtout que les émissions sont vues dans le monde entier. Je suis donc toujours un peu surpris quand les gens m’abordent pour me dire bonjour là où je vis à Hammersmith. Quand des passants me saluent en Amérique, je suis surpris, si quelqu’un m’interpelle au beau milieu d’un désert au Moyen-Orient en me disant "Bienvenue dans mon pays, Capitaine Tortue", je suis déconcerté. Je me dis "Comment estce possible que vous sachiez qui je suis ?" Ça m’étonne toujours. Mais je dois reconnaître que c’est plutôt flatteur et que ça me vaut parfois un verre à l’œil.  
 
Andy WilmanAndy
©Amazon Prime Video
 
Andy Wilman est le producteur exécutif de The Grand Tour sur Amazon Prime. Il a créé la société de production du programme, W. Chump & Sons, en 2015, en partenariat avec Jeremy Clarkson, Richard Hammond et James May.
 
Le phénomène Top Gear doit beaucoup à Andy, qui a mis au point, avec Jeremy Clarkson, le format d’une heure du programme tourné en studio, qui a tant plu aux centaines de millions de fans de l’émission. Andy a piloté les 22 saisons de la nouvelle version de Top Gear entre 2002 et 2015, période durant laquelle l’émission est devenue le programme télévisé de reportage et d’information le plus visionné au monde, dans 212 territoires.
 
Avant de donner une nouvelle vie à Top Gear, Andy a présenté certaines séquences de l’ancienne version du show, avant d’être licencié pour inutilité. Il a eu plus de succès en tant que journaliste de presse écrite et a aussi produit d’autres émissions avec Jeremy, dont Motorworld, Meet the Neighbours et des documentaires militaires acclamés par la critique. 
 
En quoi cette nouvelle saison est-elle meilleure que la première ?
 
Elle est meilleure que la saison 1 parce que finalement, on ne se contente pas seulement de balader la tente aux quatre coins du monde. On a pourtant essayé de l’emporter dans différents pays, mais sans succès. On s’était tous dit qu’on tenterait des nouveautés dans la saison 2 et que, si ça ne marchait pas, ce ne serait pas grave. L’idée initiale était d’aller dans un pays, de présenter l’épisode depuis ce dernier et, grosso modo, d’intégrer des sujets sur la culture automobile de ce pays. Le problème, c’est qu’on n’a jamais trouvé le temps de le faire correctement. On posait simplement la tente quelque part, en Finlande, en Hollande ou en Allemagne, peu importe, et on finissait par s’adresser à un public de composé de 350 personnes du coin, avec une vue sur le pays dans lequel on se trouvait mais ce n’était vraiment pas évocateur. Les gens se souviennent en fait des épisodes grâce aux sujets : on peut être en Hollande, sous la tente, dans le 5e épisode et les gens se disent " Ça, c’est l’épisode au Maroc", juste parce que le sujet qu’on a diffusé se déroulait au Maroc.
 
Est-ce que vous saviez que certaines choses ne marchaient pas ou bien vous l’avez appris par les retours des téléspectateurs ?

 
Non, on ne le savait pas. Au bout de quelques épisodes, on s’est demandé si cela donnait ce qu’on voulai. Après avoir commencé à monter plusieurs épisodes, on s’est posés et on s’est dit "OK, là, on était en Hollande, là en Allemagne, mais est-ce que ça a le moindre intérêt à l’écran ?". En fait, je ne crois pas que les téléspectateurs aient dit qu’ils n’aimaient pas qu’on se balade à travers le monde avec une tente. Je crois surtout que s’ils disaient que la séquence du Celebrity Brain Crash n’était pas terrible, on répondrait "C’est pas faux", et qu’il faudrait y remédier. Finalement, je crois qu’on le savait.
 
Donc, vous avez pris la tente et vous êtes retournés dans les Cotswolds, pourquoi cette région ?
 
Parce que c’est à deux pas de la baraque de Clarkson ! En fait, il y a plusieurs raisons : pour accueillir des invités, il faut être assez proche de Londres. S’il y a des invités américains, par exemple, ils vont atterrir à Londres. Sur place, on a déjà une piste où on peut faire des trucs, il y a le public, etc. C’est assez central, en fait. On a une très belle vue sur l’extérieur, puisqu’on est quand même dans les collines vallonnées des Cotswolds. C’est toujours très important, la vue [depuis l’intérieur de la tente]. En fait, ce lieu correspondait à tous les critères.
 
Est-ce que ça a amélioré la partie studio ?
 
Je crois que c’est mieux : on n’a plus à intégrer des choses du genre nos trajets d’un point A à un point B, se demander si la vue est bien, et se sentir obligés de faire un sujet sur le pays dans lequel on se trouve, qu’on le veuille ou pas, que ce soit nécessaire ou pas, etc. L’émission est plus pointue, recentrée, et ce qui se passe sous la tente en sera donc encore meilleur. Parlez-nous des sujets que vous avez préférés cette année…
 
C’est un peu malsain, certes, mais l’accident de Richard en Suisse est un grand moment. Enfin, Dieu merci, il s’en est sorti, mais le fait est que ce sont des stars de la télé qui n’hésitent pas à donner de leur personne, à mettre les mains dans le cambouis. Bien sûr, on ne s’en est pas réjouis et on ne souhaitait pas que ça arrive, mais ça montre bien que tout le monde est à fond dans le programme et que, tant qu’à faire de la télévision, autant faire de la télévision qui cartonne vraiment. Le sujet est excellent jusqu’à l’accident : on a une Lamborghini Aventador, une Honda NSX et la Rimac Concept One. Les virées en supercar sont le point fort du programme et attirent un large public, surtout des fondus de voitures, donc j’ai aimé cet épisode. Il y a aussi la course entre New-York et les chutes du Niagara, qui rend vraiment très bien à l’écran. Richard est complètement handicapé à cause de l’accident et ce qui est drôle, c’est que James est le garde-malade le moins compatissant qu’on puisse imaginer ! James May ne dirigera jamais une maison de retraite, ou bien si c’est le cas, je refuse catégoriquement d’y aller. Pour Richard, c’est du tout cuit, car il est excellent dans l’autodérision. Il sait parfaitement que son boulot consiste à énerver James et à lui taper sur les nerfs et il le fait avec brio, c’est un vrai bonheur. Ce sujet est très drôle et absolument passionnant.
 
J’ai aussi beaucoup apprécié le reportage dans le Colorado. L’hypothèse de départ est que les américains n’ont jamais acheté de Jaguar, parce qu’elles ont la réputation de ne pas être fiables. Nos trois acolytes disent "N’importe quoi, on va prouver aux Américains qu’ils ont tort". Les voilà partis pour acheter trois anciennes Jaguar dans le but de se lancer dans un road trip vers le Colorado, et c’est dans cet épisode qu’ils se retrouvent à faire du ski. Il se trouve qu’il y avait une station de ski, Telluride, qui nous a dit  "On est fermés pour maintenance au mois d’avril, ça vous dit d’utiliser la station ?". On a répondu "Évidemment !" On a donc emmené les Jag tout en haut et on leur a fait dévaler les pistes, parce qu’on s’est dit que ce serait une épreuve géniale. Encore une fois, ça fait très peur, à cause des pistes noires, mais c’est extrêmement spectaculaire.
 
Le sujet que nous avons intitulé The Recreations est destiné aux fans de voitures. Pour faire simple, Jaguar et Aston Martin ont reconstruit une Mark 4 et une DB4 GT, des voitures de course, mais
uniquement avec des techniques à l’ancienne. Jaguar a aussi fait la même chose avec la XKSS, une autre voiture de course. De nos jours, on ressort beaucoup de modèles anciens reconstruits uniquement avec des pièces modernes. Eux, ils les ont remontées avec des pièces neuves, mais toutes fabriquées à l’ancienne, usinées à la main, etc. Je crois que c’est l’épisode préféré de Jeremy : c’est pour les fans de voitures, mais même quand on n’en fait pas partie, force est de reconnaître que ce sont des œuvres d’art. C’est aussi assez drôle, car ce sont des voitures anciennes, qui demandent pas mal d’entretien.

Il y a un sujet avec Ken Block qui fait des "Gymkhanas" : un concentré de talent de pilotage qui dure environ cinq minutes. Jeremy s’y essaie d’ailleurs. Ken Block est un pilote exceptionnel, spécialiste des cascades automobiles, et le montage est vraiment bien fait. On en prend plein les yeux. Jeremy sort "Je peux le faire, ça"et sa tentative de faire un petit film Gymkhana est un enchaînement de bourdes de sa part. Le produit fini a l’air superbe, mais quand on voit les coulisses, on découvre que ça ne s’est pas du tout déroulé comme il le souhaitait. Donc, j’aime aussi beaucoup cet épisode. On a un bon équilibre, je trouve. Les épisodes sont systématiquement meilleurs que ceux de la saison 1 dans son ensemble.
 
Comment trouver le bon équilibre entre les voitures et les animateurs ?

 
Avec l’expérience, on sait que si on ne se concentre pas sur les voitures, le sujet est raté. Par exemple, si on fait un sujet uniquement pour le fun, parce que les spectateurs aiment regarder ces trois acolytes, ça attire un public plus large que les fondus de voitures. Cela dit, on a appris au fil du temps que si on se laisse aller à faire un sujet uniquement sur les animateurs, ça ne fonctionne pas. On sait qu’il faut réussir à garder cet équilibre et faire de la voiture le cœur du reportage. Ils peuvent faire des âneries, se prendre pour des acteurs de cinéma, mais au fond, les stars, ce sont les voitures, un point c’est tout.
 
D’où vous viennent toutes ces idées ?
 
De partout ! Pour le Mozambique, c’est parce que Jeremy a vu un reportage sur Anthony Bourdain dans un avion, et on a donc fait un sujet sur le ravitaillement en carburant quand on se déplace. En gros, on passe notre temps assis en voiture à dire "Mais pourquoi ont-ils transformé les stations essence en supermarchés ?". Tu attends à la pompe, derrière quelqu’un qui vient d’entrer dans la station et qui finalement se lance dans les courses de la semaine ; et tu te dis "Je vais rester coincé là pour toujours". Du coup, on a voulu calculer combien de temps on passait assis dans les stations essence. Ça aurait pu faire 30 secondes aux infos, mais non, on s’est dit que le temps passé à attendre dans les stations essence méritait bien un sujet, histoire de trouver une solution. Certaines idées naissent comme ça, d’un problème qu’on peut résoudre, donc on en a toujours sous la main, puisque certains problèmes n’ont pas de solution. Mais on est suffisamment arrogants pour croire qu’on va en trouver une. Évidemment, les voitures elles-mêmes sont source d’idées. En voyant la Rimac, on s’est dit "Supercar électrique croate, 1 200 chevaux, elle est faite pour la télé, non ?". Voilà comment on a organisé un sujet autour d’elle.
 
Avez-vous une liste d’objectifs fous pour The Grand Tour, que vous adoreriez pouvoir faire, mais qui sont impossibles ?
 
J’aimerais pouvoir vous répondre, mais à ce moment précis, je ne suis pas en mesure de le faire. Il y a une idée que je prévois pour la prochaine saison, mais je ne peux pas en parler, sinon je vais me la faire piquer. Ça risque de coûter environ 2 millions de dollars, donc j’aurais sans doute besoin d’un coup de main. En tout cas, ce sera du jamais vu.
 
Vous avez déjà entamé la saison 3 ?
 
On est en train d’établir le planning. Impossible de faire une pause entre les deux, car il faut rattraper le temps perdu à cause des blessures. Je crois qu’on va tourner les scènes spéciales au mois de janvier,puis passer directement à la saison 3. Plusieurs personnes y travaillent déjà, à essayer de trouver des idées, etc.
 
Le 8 décembre 2017
 

©Amazon Prime Video.

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