Le CEA présente son bilan maîtrise des risques 2010

Le CEA présente son bilan maîtrise des risques pour l’année 2010

Ce mercredi 15 juin 2011, le CEA - commissariat à l'énergie atomique-  a présenté ses résultats en matière de maîtrise des risques pour l’année 2010. Au cours de cette année, le nombre d’événements déclarés aux autorités est stable par rapport aux années précédentes ; l’exposition des travailleurs aux rayonnements ionisants est restée très basse, la dose individuelle moyenne étant même inférieure à la limite fixée pour le public (1mSv) ; les rejets dans l’environnement sont très inférieurs aux seuils autorisés. Un incident de niveau 2 a toutefois particulièrement mobilisé le CEA.

  • Déclaration d’événements significatifs aux autorités

Le CEA est tenu de déclarer aux autorités de sûreté nucléaire[1] le moindre écart survenant dans ses installations ou au cours d’un transport de matières radioactives. En 2010, 108 événements ont fait l’objet d’une déclaration (contre 122 en 2009). 94 d’entre eux (87%) ont été classés au niveau 0 de l’échelle INES[2], 13 au niveau 1, et un au niveau 2. Cet événement, identifié en novembre dernier, concerne un équipement répertorié par erreur comme neuf, livré à une société prestataire, située à Saint-Maur-des-Fossés (Val de Marne). Une fois ouvert, cet équipement a relâché dans les locaux de l’entreprise le tritium résiduel qu’il contenait, entrainant une légère contamination des salariés et un marquage des locaux. Le CEA s’est mobilisé pour retirer la source de contamination, assainir les locaux, et mettre en place un plan de surveillance environnementale, toujours en vigueur. Cet événement, immédiatement déclaré aux autorités de sûreté nucléaire, a fait l’objet d’une communication régulière vers les pouvoirs publics locaux, les autorités gouvernementales, l’inspection du travail, et d'une information spécifique à l'attention des riverains et des médias. Si l’impact sanitaire et environnemental de cet événement est minime, comme l’ont confirmé les analyses complémentaires menées et publiées par l’IRSN[3], le CEA considère qu’un tel événement ne doit en aucun cas se reproduire. Une inspection interne a immédiatement été diligentée et a abouti à un renforcement des procédures de contrôle des équipements. 

  • Protection des travailleurs

Radioprotection

En 2010, les doses de rayonnements ionisants reçus par les travailleurs restent stables et très inférieures aux doses autorisées par la législation française pour les travailleurs du nucléaire (20 mSv[4]). Elles sont même très largement inférieures à la dose autorisée pour le grand public (1 mSv). Le CEA s’attache à respecter une stricte égalité de traitement entre ses salariés et ceux des entreprises extérieures. La dose individuelle moyenne enregistrée pour les salariés du CEA est ainsi de 0,11 mSv et de 0,09 mSv pour les salariés des entreprises extérieures[5]. A noter cette année une blessure avec contamination radiologique qui, suivant nos protocoles, a été traitée en structure hospitalière spécialisée. Le bilan de cette contamination reste dans les limites réglementaires.

Accidents du travail

Le taux de fréquence des accidents du travail sur les centres du CEA reste très inférieur au taux de fréquence national[6] (5,9 contre 23,4[7] à l’échelle nationale). Ce chiffre en baisse régulière depuis plusieurs années incite à poursuivre les efforts de prévention notamment pour les gestes quotidiens comme les déplacements.

Surveillance de l’environnement

Depuis sa mise en service en février 2010, le CEA alimente le réseau national de mesures www.mesure-radioactivité.fr qui met à la disposition du public les résultats de surveillance de la radioactivité dans l’environnement, et des informations relatives à l’impact sanitaire des activités nucléaires sur l’ensemble du territoire national. Les rejets radioactifs des centres du CEA, liquides ou gazeux, sont strictement limités par des autorisations réglementaires fixées de manière à ce que l’impact sur la santé et l’environnement soit négligeable. Toutes les dispositions sont prises pour limiter ces rejets : collecte des déchets directement dans les installations et évacuation vers les filières appropriées, traitement des effluents dans des installations adaptées afin de réduire leur radioactivité et/ou leur toxicité chimique, recyclage des eaux et surveillance étroite du réseau hydrographique. Sur l’ensemble des centres du CEA, ces rejets liquides sont stables en 2010 et toujours très largement inférieurs aux limites autorisées. Les rejets gazeux, préalablement filtrés et soumis en continu à 200 voies de mesures sur l’ensemble des centres, sont globalement en baisse ces dernières années et inférieurs aux limites autorisées. Le CEA a évalué, comme chaque année, l’impact radiologique induit par ses activités sur les populations riveraines. Ces calculs sont effectués sur la base des rejets réels des centres, à partir de scénarii d’exposition majorants. L’impact calculé est extrêmement faible au regard de la limite réglementaire de dose annuelle pour le public de 1 mSv/an.

 Gestion des situations d’urgence

De par la nature de ses activités, le CEA doit se préparer à des situations de crise très diversifiées. En 2010, il a participé à 19 exercices de crise. Plusieurs situations de natures variées ont par ailleurs entraîné l’activation du centre de coordination en cas de crise (CCC), notamment : les intempéries majeures à Cadarache, Marcoule et en région parisienne (épisodes neigeux de début et de fin d’année) ; la blessure avec contamination radiologique d’un prestataire (cf. § radioprotection) à Grenoble ; le reconditionnement de flacons d’acide picrique[8] à Cadarache et l’incident de niveau 2 à Saint-Maur des Fossés.

Le CEA dispose en outre d’équipes d’intervention qui peuvent se mobiliser à la demande des pouvoirs publics pour porter rapidement assistance en cas d’événement radiologique ou potentiellement radiologique. En 2010, ces équipes d’intervention, composées de spécialistes en radioprotection, ont été sollicitées à 21 reprises.

 Carte du réseau des conseillers nucléaires CEA

 

Propriété intellectuelle

En 2010, le CEA a été classé par l’INPI[9] 1er déposant en France de brevets parmi les organismes publics de recherche et 4e au classement général, incluant les entreprises.

Protection informatique

97 % des tentatives d’accès aux réseaux du CEA sont illégitimes et rejetées par la première ligne de défense mise en place par le CEA dans le cadre de sa politique de sécurité informatique. En 2010, on note une recrudescence des attaques via les supports amovibles (type clé USB).

Plus d’informations sur le sujet…rendez-vous sur le site http://www.cea.fr

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